Antoine Bourdon

1752 - 1815

Informations générales
  • Né le 14 avril 1752 à Blois (Loir-et-Cher - France)
  • Décédé le 8 juillet 1815 à Boussac (Creuse - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 24 novembre 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Riom (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Clergé

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante, de 1789, né à Blois (Loir-et-Cher), le 14 avril 1752, mort à Boussac. (Creuse), le 8 juillet 1815, il était curé d'Evaux.

Elu, le 27 mars 1789, député suppléant du clergé aux Etats généraux par la sénéchaussée de Riom, il fut admis à siéger dans l'Assemblée, le 24 novembre, en remplacement de Boyer, démissionnaire.

Il se rallia aux députés du tiers, fut de la majorité et prit plusieurs fois la parole sur des questions assez importantes. Le 19 mars 1790, à propos de la suppression des ordres monastiques, il opina pour qu'il fut fait une distinction entre les jeunes moines non prêtres et les autres religieux, et que les premiers eussent un traitement moins fort : il voulait ainsi les empêcher de rester dans les couvents. Il intervint dans les débats sur la constitution civile du clergé, et comme on proposait de donner à l'évêque métropolitain le droit de refuser, dans certains cas, la confirmation canonique aux ecclésiastiques élus par le suffrage du peuple, il s'opposa, à ce qu'une disposition pareille fût inscrite dans la constitution. Son avis ne fut pas adopté.

Antoine Bourdon devint secrétaire de l'Assemblée constituante le 12 septembre 1790 ; il prêta le serment civique et parla encore sur le mode de répartition de la contribution foncière, sur un mandement de l'évêque de Clermont, qu'il dénonça à la tribune, enfin sur l'élection du gouverneur du Dauphin (28 juin 1791).

Après le coup d'Etat de brumaire, l'ancien curé d'Evaux entra dans l'administration : il fut nommé, le 14 germinal an VIII, sous-préfet de Boussac.