Armand, Jean-Jacques du Lau de Lusignan

1727 - 1793

Informations générales
  • Né le 10 novembre 1727 à Xaintrailles (Lot-et-Garonne - France)
  • Décédé le 19 septembre 1793 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 14 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Condom (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né au château de Xaintrailles (Lot-et-Garonne) le 10 novembre 1727, mort à Paris le 19 septembre 1793, il se rattachait à la vieille famille des Xaintrailles et était le fils aîné d'Armand joseph de Lusignan, et de Gabrielle de Montesquiou.

Il servit d'abord dans les mousquetaires de la garde du roi, 2e compagnie, jusqu'en 1756. L'année d'après, il entra, comme capitaine, au régiment de Berry-cavalerie; en 1759, dans celui de Lusignan, et, en 1761, dans Royal-Roussillon. En 1764, il fut fait mestre de camp de cavalerie, et en 1780, brigadier des armées du roi. Il était, de plus, chevalier de Saint-Louis.

Elu (mars 1789) député de la noblesse aux Etats-Généraux par la sénéchaussée de Condom, il se montra, par la déclaration suivante, opposé au vote par tête :

« Le soussigné, député de la sénéchaussée du Condomois, déclare que lui étant enjoint par les instructions de ne délibérer que par ordre, il ne pourra prendre part aux délibérations de la présente assemblée des Etats-Généraux jusqu' à ce qu'il ait reçu de nouveaux pouvoirs de ses commettants et a demandé acte de la présente déclaration.

A Versailles, en Etats-Généraux, le 30 juin 1789.

LE MARQUIS DE LUSIGNAN, député du Condomois.»

Une légende d'une gravure du temps donne au marquis de Lusignan un rôle assez actif dans la démolition de la Bastille : « Le vendredi, 17 juillet 1789, jour à jamais mémorable par l'auguste confiance de Louis XVI envers sa bonne ville de Paris, MM. les députés de la noblesse, au nombre desquels était M. le marquis de Lusignan, se transportèrent sur les Plates-formes de la Bastille dont on avait déjà démoli les Créneaux des tours et les petites chahutes des terrasses. Ces généreux citoyens soulevèrent eux-mêmes plusieurs pierres, et, secondés par les ouvriers, ils les jetèrent dans les décombres, en invitant le peuple français à continuer le démolition de cette horrible prison. » Cet enthousiasme dura peu. M. de Lusignan protesta dans l'Assemblée contre la suppression de la noblesse héréditaire (séance du 8 août 1791), déclara adhérer sur ce point à l'opinion de M. d'Harambure, et signa les protestations générales des 12 et 15 septembre.

Il mourut à Paris, sans avoir émigré, le 19 septembre 1793. Il avait épousé Marie-madeleine de Galabert d'Aumont, veuve de M. de Puget, président à mortier au parlement de Toulouse et fille de Jean-Samuel de Galabert, procureur général à la cour des aides de Montauban.