Charles, Guy, François Agier

1753 - 1828

Informations générales
  • Né le 29 août 1753 à Saint-Maixent (Deux-Sèvres - France)
  • Décédé le 30 mai 1828 à Niort (Deux-Sèvres - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 24 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Poitiers (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de l'Assemblée Constituante de 1789, né à Saint-Maixent (Deux-Sèvres), le 29 août 1753, mort à Niort le 30 mai 1828, il était issu d'une famille de judicature des environs de Niort. Son père avait été commissaire des saisies-réelles, puis procureur du roi à Saint-Maixent ; un de ses cousins germains, Pierre-Jean Agier (1748-1823), était président de chambre à la Cour royale de Paris, et publia., outre des traductions et interprétations des Livres Saints, d'importants ouvrages de jurisprudence.

Agier suivit la carrière paternelle et, avant la Révolution, fut successivement lieutenant général criminel de la sénéchaussée, et procureur du roi de l'hôtel de ville de Saint-Maixent. Son esprit laborieux et l'estime qu'il avait acquise dans ses fonctions le désignèrent aux suffrages de ses concitoyens, lors des élections aux Etats généraux de 1789. Les procès-verbaux des séances sont muets sur le rôle qu'il y joua : mais, à défaut de talent oratoire, il se distingua dans les conseils et dans les travaux préparatoires des Comités.

Quoique malade, il se fit porter au Jeu de Paume pour prêter serment avec ses collègues. Les intérêts de sa province trouvèrent toujours en lui un défenseur assidu. Sur les motions d'ordre général, il vota (1790), la suppression des ordres monastiques et la non responsabilité des officiers municipaux ; il fit substituer au nom de paroisse (décembre 1789) le nom de commune, qui ne rappelait alors que le souvenir des luttes émancipatrices du Moyen-Âge. Après le 21 juin 1791, lors du retour de Varennes, il s'opposa à la proposition de Robespierre qui demandait la mise en jugement du roi.

Les événements qui suivirent le départ de l'Assemblée constituante refroidirent le premier enthousiasme d'Agier pour les idées nouvelles. Il refusa un siège à la Cour de cassation, et revint en Poitou, où il s'efforça d'enrayer le mouvement révolutionnaire. Devenu suspect, il fut incarcéré en 1793, et ne dut la liberté et peut-être la vie qu'au 9 Thermidor.

En 1800, il accepta, du gouvernement consulaire, les fonctions de commissaire près le tribunal civil de Niort, titre qui fut bientôt changé en celui de procureur impérial. La Restauration le trouva en fonctions et l'y laissa. Il fut admis à la retraite en 1827, un an avant sa mort, avec le titre de président honoraire du tribunal civil de Niort.