Louis Bertereau

1745 - 1796

Informations générales
  • Né le 24 août 1745 à Saint-georges-le-gaultier (Sarthe - France)
  • Décédé le 1er juillet 1796 à Teillé (Sarthe - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 25 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Le Mans - Tours (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Clergé

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, né à Saint-Georges-le-Gaultier (Sarthe), mort en 1796, il était curé de Teillé, dans le Maine, aujourd'hui département de la Sarthe.

Il fut, le 25 mars 1789, élu député du clergé aux Etats généraux par la sénéchaussée du Maine, partagea les sentiments de la majorité de l'Assemblée sur la réunion des trois ordres, et, dans la séance tenue par « les communes », le 16 juin 1789, s'exprima en ces termes que le Moniteur n'a pas exactement reproduits :

« Messieurs,

Le second député du clergé de la sénéchaussée du Maine, intimement persuadé que l'ordre des communes de France est fondé à demander une vérification commune et respective des pouvoirs entre les trois ordres, s'empresse de vous présenter les siens. La justice et son inclination naturelle lui prescrivent également cette démarche. Citoyen, avant que d'être promu au sacerdoce, il n'a point cessé de l'être, ni oublié le rang auquel il doit sa naissance. Il n'a vu dans sa qualité de pasteur que des raisons multipliées de s'unir plus étroitement aux malheureux, et à la classe si nécessaire des cultivateurs laborieux, victimes infortunées de la main cruelle du fisc. Il ne se croit pas, moins que vous, chargé de leurs plus chers intérêts, et le désir le plus ardent de son cœur a toujours été de pouvoir les soulager. Un monarque bienfaisant nous en procure l'occasion, en nous rassemblant ici, messieurs, pour tarir les sources diverses des malheurs publics. Vos projets conçus avec sagesse, conduits avec prudence, pesés dans la balance de la plus sévère justice, et soutenus avec fermeté, seront toujours étayés du suffrage de ma faible voix. Ce sont les sentiments et les dispositions sincères de mon coeur, et je vous prie, messieurs, de les consigner dans le procès-verbal de votre assemblée.

BERTEREAU, curé de Teillé. »

Le curé Bertereau vota jusqu'à la fin de la session avec la gauche de l'Assemblée constituante ; il mourut pendant la Révolution.