Claude, Eustache Marolles

1753 - 1794

Informations générales
  • Né le 4 avril 1753 à Saint-Quentin (Aisne - France)
  • Décédé le 27 avril 1794 à Soissons (Aisne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 13 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Saint-Quentin (Type : Bailliage)
Groupe
Clergé

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Saint-Quentin (Aisne) le 4 avril 1753, mort à Soissons (Aisne) le 27 avril 1794, il était curé de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste à Saint-Quentin, quand il fut élu député du clergé aux Etats généraux par le bailliage de Saint-Quentin, le 13 mars 1789 ; il fut des premiers de son ordre à se réunir aux communes, et se présenta, le 15 juin 1789, à la chambre du tiers, à 9 heures du matin, en s'exprimant ainsi :

« Messieurs,

« Depuis l'ouverture des Etats généraux mon cœur est au milieu de vous; dans une chambre qui s'est séparée, j'ai combattu pour vos intérêts nécessairement unis aux nôtres et à ceux de la nation entière. Je viens ici, messieurs, professer hautement cette vérité, et reconnaître la nécessité indispensable de la vérification commune des pouvoirs d'une Assemblée nationale. Je soumets les miens à votre examen, c'est dans cet acte que vous trouverez le titre de votre coopération dans l'œuvre importante de la régénération de l'état; dans ma conduite vous trouverez les principes et la tendre affection d'un frère. Si cet exemple n'est pas suivi par le plus grand nombre, vous ne désapprouverez pas sans doute mon retour dans la chambre du clergé, où la défense de votre cause exigera ma présence. »

Le 17 juin 1790, il sollicita l'augmentation du traitement des curés de campagne, demandant qu'on le fixât à 1500 livres au lieu de 1200, chiffre de la commission qui fut adopté ; le 27 décembre de la même année, il prêta, à la tribune de l'Assemblée, le serment civique avec 60 autres prêtres, devint secrétaire de la Constituante et, en février 1791, évêque constitutionnel de l'Aisne. Mais il ne conserva pas longtemps cette dignité, car il renvoya à la Convention, le 15 novembre 1792, ses lettres de prêtrise, et annonça en même temps qu'il renonçait à toute espèce de fonction ecclésiastique.

Il se consacra ensuite exclusivement aux soins des malades et contracta ainsi un mal auquel il succomba.