Armand, Charles, Augustin de la Croix de Castries

1756 - 1842

Informations générales
  • Né le 23 mai 1756 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 19 janvier 1842 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 7 mai 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Paris-Hors-les-Murs (Type : Ville)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député aux Etats généraux de 1789 et pair de France, né à Paris, le 23 mai 1756, mort à Paris le 19 janvier 1842, il descendait d'une illustre famille de vieille noblesse française, dont l'auteur connu, Guillaume de la Croix, fut trésorier de l'extraordinaire des guerres, en grand crédit auprès de Louis XI, de Charles VIII et de Louis XII, et acheta en 1495, la baronnie de Castries qui fut érigée en marquisat en 1645.

Armand-Charles-Augustin, d'abord connu sous le nom de comte de Castries, entra de bonne heure dans les armées du roi, fit, comme colonel, la guerre de l'indépendance d'Amérique, fut nommé brigadier de cavalerie (30 décembre 1782), et reçut, au retour, le brevet de duc de Castries, et le grade de maréchal de camp (3 mars 1788).

Elu, le 7 mai 1789, député de la noblesse au Etats généraux par la prévôté et vicomté de Paris, il y défendit énergiquement les prérogatives de la royauté, et blessa au bras Charles de Lameth dans un duel né d'une discussion politique. Le peuple ayant envahi et pillé l'hôtel de Castries à la suite de cet incident, le duc demanda un congé au président de l'Assemblée constituante, se retira à Lausanne, et passa de là en Allemagne, dans l'armée des princes ; en 1794, il organisa lui-même un corps spécial d'émigrés, soldé par l'Angleterre, conduisit ce corps en Portugal en 1795, et ne rentra en France qu'à la première Restauration.

Le 4 juin 1814, le gouvernement royal le nomma pair de France, puis général de division, le 13 août 1814, et l'appela au commandement de la 15e division militaire (Rouen).

À la Chambre haute, dans le procès du maréchal Ney, il vota pour la mort, reçut, le 4 novembre 1817, le commandement de la 2e division militaire (Châlons-sur-Marne), fut nommé, le 9 mai 1822, gouverneur du château de Meudon, et fut décoré du collier des ordres du roi à l'occasion du sacre de Charles X.

En 1826, il était secrétaire de la Chambre des pairs. Malgré l'ardeur de son royalisme, il ne refusa pas le serment à la monarchie de Juillet, et siégea à la Chambre haute jusqu'à sa mort.