Jacques, Alexandre, François de Courteville d'Hodicq

1726 - 1802

Informations générales
  • Né le 4 avril 1726 à Parenty (Pas-de-Calais - France)
  • Décédé le 4 octobre 1802 à Arry (Somme - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 20 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Montreuil-sur-Mer (Type : Bailliage)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, né à Parenty (Pas-de-Calais), le 4 avril 1726, mort à Arry (Somme) le 4 octobre 1802, il suivit la carrière des armes.

Capitaine au régiment de Vienne en 1753, capitaine au régiment des recrues à Abbeville en 1761, il entra, cette même année, dans la loge maçonnique, « la Parfaite union », fondée à Montreuil par les officiers de la garnison.

Il avait le grade de maréchal de camp, lorsqu'il songea à briguer le mandat législatif aux Etats-Généraux. Le 28 février 1789, il écrivait à Necker cette lettre curieuse:

« Les honnêtes gens ont besoin de votre secours, les grands seigneurs remuent ciel et terre pour obtenir les députations de la noblesse. Comme on sait qu'ils ne le font que pour détendre leurs usurpations, nous cherchons à les en éloigner le plus que nous pouvons. » Et il ajoute : « Le duc de Villequier, gouverneur de Boulonnais, sans domicile ni propriété dans le bailliage, peut-il être élu? Et s'il l'était, une protestation serait-elle valable? »

Le comte d'Hodicq fut l'un des commissaires chargés de la rédaction du cahier singulièrement libéral de la noblesse de Montreuil-sur-Mer.

Elu, le 20 mars 1789, député de la noblesse aux Etats-Généraux pour le bailliage de Montreuil-sur-Mer, il prêta serment, le 31 mars, à l'assemblée générale des trois ordres du bailliage, et, à l'Assemblée constituante, il siégea parmi les modérés du côté droit. Il fut président du 7e bureau dans la nuit du 4 août, demanda et obtint un congé le 9 décembre 1790, et, le 4 juillet 1791, écrivit au président que sa santé ne lui permettait pas de se rendre à Paris. Il ne reparut plus sur la scène politique.