Joseph, Jean-Marie Le Guillou de Kérincuff

1748 - 1823

Informations générales
  • Né le 19 mars 1748 à Coray (Finistère - France)
  • Décédé le 2 juillet 1823 à Quimper (Finistère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 22 avril 1789 au 6 novembre 1789
Baillage
Quimper - Bretagne (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Coray (Finistère) le 19 mars 1748, mort à Quimper (Finistère) le 2 juillet 1823, il était avocat à Quimper et échevin de cette ville (1786) avant la Révolution.

Il se mit à la tête, à Quimper, du mouvement réformiste qui précéda les élections aux Etats généraux, assista aux Etats de Bretagne (décembre 1788), et, le 22 avril 1789, fut élu, par le tiers état de la sénéchaussée de Quimper, député aux Etats généraux.

Les incidents révolutionnaires qui se déroulèrent en juillet à Paris et en octobre à Versailles lui firent remettre sa démission de député dès le 6 novembre 1789. Il revint à Quimper, fut nommé maire (1790), et dirigea avec tant de zèle les opérations électorales nécessitées par l'organisation des administrations nouvelles, qu'on lui vota des remerciements officiels.

Elu juge au tribunal de Quimper en 1791, il fut encore élu, en janvier 1792, président du tribunal criminel du Finistère. Lorsque les représentants en mission « épurèrent » les administrations du département, Le Guillou, trouvé trop tiède, fut non seulement remplacé, mais encore jeté en prison ; il obtint promptement sa mise en liberté, et, après le 9 thermidor, reprit ses fonctions de président du tribunal criminel ; il y fit preuve d'une certaine modération, et fut maintenu sur son siège à la nouvelle élection du 26 vendémiaire an IV.

Le gouvernement consulaire le nomma, le 12 floréal an VIII, juge au tribunal d'appel de Rennes.

Membre de la Légion d'honneur (25 prairial an XII), il fut créé chevalier de l'Empire le 24 juin 1809, et, lors de la réorganisation des cours et des tribunaux, devint (14 avril 1811) premier président à la cour impériale de Rennes.

Il fut admis à la retraite le 3 janvier 1816.