Léonce de Curières de Castelnau

1845 - 1909

Informations générales
  • Né le 10 juin 1845 à Saint-affrique (Aveyron - France)
  • Décédé le 29 mars 1909 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Aveyron
Groupe
Action libérale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 29 mars 1909
Département
Aveyron
Groupe
Action libérale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 10 juin 1845 à Saint-Affrique (Aveyron), mort le 29 mars 1909 à Paris-7e.

Député de l'Avegron de 1902 à 1909.

Léonce de Castelnau fut élu député de la circonscription de Saint-Affrique aux élections générales législatives du 27 avril 1902 au premier tour de scrutin avec 7.729 voix contre 6.541 à M. Blancard, sur 14.310 votants.

Agé de 57 ans, il était avocat, ancien bâtonnier du barreau de Nîmes et conseiller général de Barjac (Gard) de 1880 à 1904. Il avait été auparavant substitut du Procureur général de la Cour d'Appel de Nîmes (1875-1880).

Au Palais-Bourbon, il se consacra essentiellement aux questions juridiques rapports sur la réglementation des perquisitions (1903), sur la réorganisation des justices de paix (1905) et agricoles- projet sur les warrants (1905), retraites ouvrières et paysannes (1905-1906). Considérant celles-ci comme un corollaire du contrat de travail, il proposa de donner aux métayers la possibilité d'adhérer à un régime de concordat ; il combattit vigoureusement la loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat qu'il estimait dangereuse pour la paix religieuse (juillet 1905). Il s'attacha à obtenir des garanties pour la gestion du patrimoine des établissements du culte et des établissements d'enseignement religieux.

Réélu aux élections générales du 6 mai 1906, avec 8.039 voix contre 6.200 à M. Fournol sur 14.362 votants, toujours au premier tour de scrutin, il interpella le Gouvernement sur la manière dont étaient attribués les biens ecclésiastiques (1906) et se prononça contre le projet de dévolution présenté en 1907. Il participa à la discussion de divers projets relatifs à l'assistance judiciaire, au régime des aliénés, à la réglementation des jeux, à la répression des fraudes sur les marchandises, au sucrage des vins et s'opposa à la proposition de MM. Viollette et Steeg relative à la légitimation des enfants adultérins (1908). L'année suivante, à l'occasion de l'examen d'un projet d'impôt sur le revenu, il demanda que les droits de visite et d'investigation des agents du fisc fussent strictement définis.

Il mourut à Paris, au cours de la session, le 29 mars 1909, âgé de 64 ans. « Il était la courtoisie même » devait dire de lui le président Henri Brisson dans son éloge funèbre à la séance du même jour «et il savait soutenir ses opinions avec cette mesure qui rend la discussion utile et profitable à tous, ne faisant jamais appel qu'à des arguments nés du droit tel qu'il le concevait. Ceux-là même qui ne partageaient pas son avis, disaient parfois qu'il avait éclairé pour eux certaines parties de la question traitée par lui. »

Il était membre de l'Académie de Nîmes.