Jules Corrard des Essarts

1865 - 1911

Informations générales
  • Né le 6 mars 1865 à Nancy (Meurthe - France)
  • Décédé le 19 septembre 1911 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Meurthe-et-Moselle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 6 mars 1865 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), mort le 19 septembre 1911 à Paris.

Député de Meurthe-et-Moselle de 1902 à 1906.

Ses études secondaires terminées, Jules Corrard des Essarts passa sa licence en droit et se fit recevoir avocat au barreau de Lunéville.

Attiré par la politique, il devint conseiller municipal de cette ville, puis se présenta aux élections générales législatives du 8 mai 1898, dans la circonscription de Lunéville. Mais il subit un échec, n'ayant recueilli au premier tour de scrutin, que 8.255 voix contre 12.809 à M. Nicolas Fénal, sur 21.347, votants. Il prit sa revanche aux élections générales des 27 avril et 11 mai 1902, au deuxième tour de scrutin, par 11.864 voix contre 10.044 à M. Ribière, sur 22.156 votants. Inscrit au groupe d'action libérale, il siégea dans diverses commissions spéciales et intervint au cours de la discussion : de la proposition de loi sur l'incompatibilité des fonctions de conseiller municipal de Paris avec le mandat de sénateur ou de député (1902), du budget du commerce et de l'industrie de l'exercice 1903, au sujet de l'attribution de la Médaille du travail (1903), du budget de la guerre de l'exercice 1904, au sujet des sursis d'appel et des secours aux anciens militaires (1903), des budgets des conventions et de la guerre de l'exercice 1905 (1905), du projet et des propositions de loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat (1905), et il développa une interpellation sur l'expulsion de M. l'abbé Delsor (1904).

Il subit un échec aux élections générales des 6 et 20 mai 1906, n'obtenant, au deuxième tour de scrutin, que 10.972 voix contre 11.971 à M. Raoul Méquillet, qui emporta le siège, sur 23.112 votants. Il vécut désormais à l'écart de la politique, et mourut prématurément à Paris le 19 septembre 1911, alors qu'il n'avait que 46 ans.