Gabriel Denis

1853 - 1903

Informations générales
  • Né le 23 novembre 1853 à Cognac (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 30 octobre 1903 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 30 octobre 1903
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Non inscrit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 23 novembre 1853 à Cognac (Charente-Inférieure), mort le 30 octobre 1903 à Paris.

Député de la Charente-Inférieure de 1898 à 1903.

Propriétaire viticulteur au domaine de la Chauvillère (Charente-Inférieure), en même temps que négociant, Gabriel Denis fonda en 1889 le Comité de viticulture de Cognac dont il devint par la suite président d'honneur.

Elu conseiller municipal de la commune de Sablonceaux (Charente-Inférieure) en 1892, Gabriel Denis devint, sans concurrent, conseiller général du canton de Sauzon en 1895.

Au renouvellement législatif des 20 août et 3 septembre 1893 il avait été candidat à la députation dans la deuxième circonscription de l'arrondissement de Saintes, contre M. Dufaure qui fut élu au scrutin de ballottage par 6.052 voix contre 5.619 à Gabriel Denis, sur 11.959 votants.

Ce dernier se représenta dans la même circonscription lors des élections législatives des 8 et 22 mai 1898 et fut élu au deuxième tour de scrutin, sur la liste d'Union progressiste, par 7.384 voix contre 6.294 à M. Dufaure, député sortant conservateur, sur 13.801 votants.

Sincèrement républicain mais absolument indépendant il ne s'inscrivit à aucun groupe de la Chambre des Députés, s'attachant tout particulièrement à la défense du vignoble charentais. A ce titre il fut membre de la Commission de la crise viticole.

Il fut, en outre, membre de la Commission du Mont-de-Piété.

Il déposa un ordre du jour motivé à la suite des interpellations de M. Viviani touchant un échange de correspondance entre le Ministère des Affaires étrangères et le Ministère de la Guerre et de M. Lasies, sur la démission du Ministre de la Guerre.

Au renouvellement législatif du 27 avril 1902, Gabriel Denis fut réélu au premier tour de scrutin par 6.729 voix sur 13.579 votants, contre 6.602 à M. Dufaure.

Dans cette huitième législature il fut membre de la Commission du commerce et de l'industrie et de la Commission de défense du vignoble charentais.

Il déposa notamment une proposition de loi tendant à instituer un prix de 100.000 francs en faveur de l'inventeur du moyen le plus propre à combattre les ravages causés dans les vignobles par le botrytis cinevea ou pourriture grise (1902) et une proposition de loi tendant à réorganiser le corps des gardiens de batterie.

Mort prématurément à Paris en cours de mandat à 50 ans, Gabriel Denis n'eut pas le temps de donner la mesure de toutes ses possibilités.

Le président Léon Bourgeois prononça son éloge funèbre à la séance du 3 novembre 1903 de la Chambre des Députés : « Il s'était, dès les premiers jours, fait une place enviable parmi nous par son extrême courtoisie, l'ouverture et la distinction de son esprit et la droiture d'un caractère dont la bonne grâce et la cordialité lui avaient conquis les sympathies de tous. »

Il fut inhumé à Saintes.