Jacques Dufour

1850 - 1913

Informations générales
  • Né le 2 janvier 1850 à Issoudun (Indre - France)
  • Décédé le 27 avril 1913 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Indre
Groupe
Socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Indre
Groupe
Socialistes indépendants
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Indre
Groupe
Socialistes unifiés
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 27 avril 1913
Département
Indre
Groupe
Parti socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 2 janvier 1850 à Issoudun (Indre), mort le 27 avril 1913 à Paris.

Député de l'Indre de 1898 à 1913.

Négociant, conseiller municipal depuis 1881, puis maire d'Issoudun et conseiller général depuis 1892, Jacques Dufour fut élu député de l'Indre, dans la circonscription d'Issoudun, le 8 mai 1898, au premier tour de scrutin, avec 6.501 voix sur 12.742 votants, contre 2.044 à Dumont, 1.987 à Doré et 1.518 à Labonne. Il s'était présenté comme « franchement socialiste » contre « toutes les réactions coalisées » et pour « la République démocratique et sociale ». Il fut le premier député socialiste d'Issoudun.

N'appartenant à aucune Commission, il déposa une proposition de loi d'intérêt local (aide aux sinistrés) (1901) et fut rapporteur de l'élection d'un de ses collègues.

Aux élections générales du 27 avril 1902, il n'obtint, au premier tour de scrutin, que 5.601 voix sur 12.256, mais il arrivait cependant en tête des candidats. Il fut élu au second tour, le 11 mai, avec 6.383 voix sur 12.429 votants.

Nommé membre de diverses Commissions spéciales, il déposa une proposition de loi tendant à la suppression des sous- préfectures (1902) et une autre sur l'aide aux sinistrés de sa région (1905).

Comme en 1902, il arriva en tête au premier tour de scrutin des élections générales le 6 mai 1906, avec 5.967 voix sur 13.266 votants ; il fut élu au scrutin de ballottage le 20 mai avec 7.004 voix sur 12.652 votants contre 5.482 à Dumont. : il augmentait donc assez sensiblement le nombre de ses suffrages.

Il fut nommé membre de diverses Commissions spéciales. En 1907, il fut l'objet d'une demande en autorisation de poursuites, qui donna lieu à un intéressant débat juridique, dans la deuxième séance du 11 juin 1907, sur le sens à donner à cette autorisation. Malgré les conclusions de la Commission, et sans doute pour éviter de donner l'impression de traiter défavorablement un membre de l'opposition, l'Assemblée décida d'ajourner sa décision afin de laisser le procureur de Bourges engager les poursuites au cours de l'intersession. Au cours du débat, Jacques Dufour prit la parole avec dignité pour assurer sa défense, ainsi que celle de son père.

Il déposa deux questions écrites sur des faits d'intérêt local.

Réélu aux élections générales des 24 avril et 8 mai 1910, au second tour de scrutin, avec seulement 5.667 voix sur 12.613 votants contre 4.487 à Guilpin et 2.382 à Dumont (au premier tour il arrivait encore en tête mais avec 4.867 voix seulement), il fut nommé membre de diverses Commissions, notamment de celle du commerce et de l'industrie ; il déposa une proposition de loi tendant à venir en aide aux sinistrés de sa région.

Il mourut en cours de mandat, le 27 avril 1913, à Paris, à l'âge de 63 ans. Ce décès ayant eu lieu pendant l'intersession, l'éloge funèbre d'usage ne fut pas prononcé.