Stanislas Ferrand

1844 - 1913

Informations générales
  • Né le 10 mai 1844 à Jussey (Haute-Saône - France)
  • Décédé le 29 décembre 1913 à Bois-colombes (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Seine
Groupe
Défense nationale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 10 mai 1844 à Jussey (Haute-Saône), mort le 29 décembre 1913 à Bois-Colombes (Seine).

Député de la Seine de 1898 à 1902.

Architecte-ingénieur, directeur propriétaire du journal Le Bâtiment, Stanislas Ferrand fut un bâtisseur important : immeubles divers, écoles, aménagement de quartiers, Etc.

Il fut l'un des soutiens du parti nationaliste et attaqua sa carrière politique en entrant au Conseil général de la Seine en 1896 pour y représenter le canton de Courbevoie.

Il se présenta pour la première fois à la députation lors du renouvellement général législatif des 8 et 22 mai 1898 dans la Seine, 5e circonscription de Saint-Denis. Il obtenait au premier tour de scrutin 6.841 voix sur 20.743 votants, derrière Chauvin, le député sortant, socialiste de tendance guesdiste, qui en comptait 8.323 ; le radical Coignet et le socialiste Féron totalisaient respectivement 3.443 et 1.347 suffrages. Au second tour Stanislas Ferrand l'emportait juste de 400 voix sur Chauvin, resté seul candidat contre lui, avec 9.696 voix sur 19.396 votants, 9.296 suffrages allant à son adversaire. Il ne fut pas candidat aux élections générales de 1902. Présenté par le comité radical-socialiste anticollectiviste, il offrait un programme préconisant la révision constitutionnelle avec referendum en matière économique, l'élection du Sénat au suffrage universel, la séparation des Églises et de l'État, un système d'impôt progressif sur le revenu, « la vie à bon marché, le pain à bon marché », la retraite pour les vieillards et invalides du travail, le métro pour desservir la banlieue, etc.

Il siégea à la Chambre au groupe de la défense nationale, et appartint en 1900 à la commission de l'hygiène publique. Si son œuvre de législateur et de rapporteur fut assez modeste, il monta par contre assez souvent à la tribune et ce fut presque toujours l'architecte (constructions officielles scolaires, judiciaires, artistiques, adjudications...) ou l'ancien conseiller général de la Seine - et plus particulièrement du canton de Courbevoie - (pont à péage d'Argenteuil, épandage des égouts parisiens, droits d'octroi...) qui intervint. Mais bien d'autres sujets retinrent encore son attention : politique de Waldeck-Rousseau, problèmes multiples du travail, amnistie, etc.

Lors des élections générales du 27 avril 1902, il ne se représenta pas et reprit la direction de son cabinet d'architecte-ingénieur.

Il mourut à Bois-Colombes le 29 décembre 1913, à l'âge de 69 ans.