Marie Jacq

1919 - 2014

Informations générales
  • Né le 28 juillet 1919 à Henvic (Finistère - France)
  • Décédé le 23 juin 2014 à Morlaix (Finistère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 avril 1978 au 22 mai 1981
Département
Finistère
Groupe
Socialiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 2 juillet 1981 au 1er avril 1986
Département
Finistère
Groupe
Socialiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 2 avril 1986 au 14 mai 1988
Département
Finistère
Groupe
Socialiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IXe législature
Mandat
Du 13 juin 1988 au 1er avril 1993
Département
Finistère
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie de la Ve République

JACQ (Marie)
Née le 28 juillet 1919 à Henvic (Finistère)
Décédée le 23 juin 2014 à Morlaix (Finistère)

Députée du Finistère de 1978 à 1993

Son père, militant socialiste, Adrien Kerrien travaille dans la Marine marchande. Sa mère, Jeanne Marie, gérante de laiterie, milite au Havre, à la Section française de l’internationale ouvrière (SFIO). Migrants de la diaspora bretonne venus travailler dans la cité portuaire normande, les Kerrien conservent toutefois une maison familiale à Henvic, dans le Finistère. Marie Kerrien effectue ses études à l’École primaire supérieure des Gobelins au Havre où elle obtient le brevet d’études supérieures. Se destinant à devenir institutrice, elle n’obtient pas d’exeat et change de projet professionnel après s’être fiancée avec Marcel Jacq.

Ses premiers engagements militants remontent au Front Populaire, au Havre, au sein des Jeunesses socialistes, en compagnie de sa proche amie, Simone Vigne, la fille d’un directeur d’école, secrétaire de la section locale de la SFIO. En août 1938, à Henvic, elle épouse Marcel Jacq, également adhérent de la SFIO. Le couple aura deux enfants. Employée comme secrétaire dans l’entreprise familiale du bâtiment du frère de son mari, elle est pourtant présentée comme « ménagère » par la SFIO du Finistère aux élections législatives de 1951 à 1956. Mobilisé et versé dans la DCA à Lanvéoc près de Brest, son mari est fait prisonnier de guerre. Plusieurs membres de sa famille, dont son beau-frère Jean-Louis Jacq, militant du Parti communiste français (PCF) et son neveu Guyader s’engagent dans les milieux résistants. A la Libération, Marie Jacq adhère à la SFIO dans le Finistère, occupant rapidement les fonctions de secrétaire de la section de Henvic fondée en octobre 1945, et qui comprend 35 membres, dans le sillage de son oncle, Jean-Marie Kerrien, candidat aux municipales. Elle siège au bureau fédéral à l’issue des congrès de Quimper en mars 1946 et Landerneau en août 1946. A partir de l’été 1946, Marie Jacq succède à Germaine Planquette, professeur au lycée de Quimper, candidate aux élections législatives de juin 1946, chargé des femmes. Elle est membre de la commission féminine nationale de la SFIO entre 1950 et 1960.

Aux élections législatives de juin 1951, elle figure en 4e position sur la liste du parti socialiste SFIO conduite dans le Finistère par Tanguy Prigent, qui obtient 59 860 voix, soit 16,1 %. En janvier 1956, Marie Jacq se présente à nouveau aux législatives, en 8e position sur la liste SFIO du Finistère, qui obtient 65 083 voix, soit 16,6 %. Très proche du maire de Saint-Jean-du-Doigt, commune du pays trégorrois, et conseiller général de Lanmeur, elle assure les fonctions de secrétaire parlementaire auprès du « paysan-ministre » dans la seconde moitié des années 1950. Elle adhère au Parti socialiste unifié (PSU) en octobre 1961, alors que Tanguy Prigent avait déjà engagé la scission socialiste du Parti socialiste autonome dès octobre 1959, signe des difficultés de ce dernier à préparer au plan local la rupture avec la SFIO. Secrétaire de la section PSU de Henvic, militante de la Ligue des droits de l’homme très active dans les réseaux laïques, trésorière de l’Amicale laïque 45-65, elle devient maire de la commune en mars 1965, dans le contexte d’une élection très serrée, à un siège de majorité ; 7 élus socialistes sont en effet élus au conseil municipal comprenant 13 conseillers. Henvic, commune rurale d’un millier d’habitants, est située dans la baie de Morlaix entre les abers de la Penzé et la rivière de Morlaix, et fait partie de la Ceinture dorée. Sa renommée agricole est fondée sur la production de légumes de plein champ, notamment de primeurs.

Présidente du syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) du Frout auquel adhérent les communes de Carantec, Henvic, Locquénolé et Taulé, de 1969 à 1983, Marie Jacq est à l’origine de multiples projets durant ses mandats successifs de maire de Henvic de 1965 à 1989 : clubs de retraités, lotissements et résidences, aménagements et modernisation de la commune, plantation d’arbres. Elle s’appuie notamment sur ses adjoints, Louis Bohic, artisan et retraité de la marine, et Jean Daniélou, syndicaliste agricole SFIO lié à Alexis Gourvennec.

A la suite de la rupture politique entre Tanguy Prigent et Roger Prat, député Parti socialiste unifié (PSU) de Morlaix entre 1967 et 1968, l’ancien ministre de l’agriculture apporte son soutien à Marie Jacq, dans une lettre du 19 avril 1969, pour son investiture en vue des élections à venir. Ayant quitté le PSU pour rejoindre le jeune Parti socialiste (PS), dès 1971-1972, Marie Jacq, réélue maire de Henvic en mars 1971, se présente aux élections législatives de mars 1973, dans la 4e circonscription du Finistère, regroupant les cantons de Huelgoat, Lanmeur, Morlaix, Plouigneau, Saint-Pol-de-Léon et Taulé, avec comme suppléant Jean-Jacques Cléac’h, maire de Morlaix depuis 1971. Sur 47 562 suffrages exprimés, Pierre Lelong, député sortant et secrétaire général adjoint de l’UDR, qui se présente sous l’étiquette Union des Républicains de Progrès (URP), arrive nettement en tête, recueillant 19 707 voix, devant Marie Jacq, 11 112 voix. Avec 23,3 % des voix, elle devance Alphonse Penven, PCF, 7 968 voix, 16,7 % et Roger Prat, 5 361 voix, 11,3 %. Les autres candidats sont Léon Kerlo, réformateur, 2 783 voix, Louis Nicol, Strollad ar Vro-Parti fédéraliste européen (SAV-PFE), 611 voix. Les voies cumulées de la gauche, 51,4 %, placent ainsi le député sortant, Pierre Lelong, dans un ballotage difficile. Mais au second tour, marqué par un mauvais report de voix du PSU et du PS notamment, comme le révèle l’important nombre de bulletins nuls, Marie Jacq échoue à 144 voix près, avec 49,85 %. Du fait de la grave maladie de son mari, qui décède en 1976, Marie Jacq se consacre à l’action municipale locale. En dépit des sollicitations, elle ne se présente pas aux élections cantonales.

En mars 1978, Marie Jacq affronte, dans la même circonscription, Jean-Claude Rohel, parti républicain-PR, maire de Plouénan, suppléant de Pierre Lelong, ancien secrétaire d’État aux postes et télécommunications. Au premier tour, elle arrive en tête avec 14 841 voix, juste devant Jean-Claude Rohel 14 602. Les résultats sont tout aussi serrés entre les deux autres pôles : Jean Mazéas, RPR, 10 695 voix, Alain David, PCF, 9 175. Si le Front national (FN) présente la candidature de témoignage de Jules Laurent, FN, n’obtenant que 25 voix, les autres candidats constituent un réservoir potentiel de voix : François de Beaulieu, écologiste, 1 468 voix, Michel Marzin, PSU, 1 096 voix, Claude Le Luc (Union démocratique bretonne-UDB, 736 voix, Jean-Louis Azjenberg, Lutte ouvrière-LO, 391 voix et Milio Corre, Union ouvrière et paysanne pour la démocratie prolétarienne, 257 voix. Avec 511 voix d’avance, Marie Jacq l’emporte ainsi d’extrême justesse au second tour avec 27 873 voix, soit 50,46 %, contre 27 362 voix. Son suppléant est Pierre Barbier, maire de Plourin. Elle adhère au groupe socialiste dont elle est la seule femme membre avec Edwige Avice.

Membre de la commission de la production et des échanges du 7 avril 1978 au 3 avril 1979, puis de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales du 3 avril 1979 au 3 avril 1981, Marie Jacq est nommée le 17 mai 1978 secrétaire de la commission d'enquête créée à la suite du naufrage d'un navire pétrolier sur les côtes de Bretagne, le 16 mars 1978. Elle est nommée au cours de cette législature dans plusieurs organes de l’Assemblée nationale : la commission chargée du contrôle périodique du fonctionnement du Fonds d'orientation et de régularisation des marchés agricoles (FORMA), le 17 mai 1978, la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi créant une distribution d'actions en faveur des salariés des entreprises industrielles et commerciales, le 15 novembre 1978, et la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi d'orientation agricole, le 12 mai 1979. Elle est rapporteure de la proposition de loi de Pierre Jagoret relative à la majoration des taux de certaines indemnités journalières deux fois par an, le 10 avril 1980, et de la proposition de loi d’Edwige Avice tendant à lutter contre la discrimination raciste et sexiste dans les manuels scolaires, le 2 octobre 1980.

Elle pose plusieurs questions au gouvernement ayant trait directement ou indirectement à la Bretagne : la situation provoquée par le naufrage de l’Amoco Cadiz, le 18 avril 1978 ; les licenciements dans l'industrie de l'électronique, le 4 avril 1979, notamment les mesures pour protéger ce secteur et assurer sa conversion ; la réforme de l’INRA, le 8 juin 1979, avec le risque d’une transformation en établissement public à caractère industriel et commercial laissant planer de graves menaces sur l'orientation de ses travaux et le statut de son personnel. Le 11 mai 1978, dans la discussion d’une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête, elle revient sur la promesse faite de l'implantation à Brest d'un centre anti-pollution, après la marée noire de l’Amoco Cadiz. Elle s’interroge sur les missions et la forme juridique de cet établissement et évoque le financement du centre dans la discussion du projet de loi de finances rectificative pour 1978, soutenant en juin 1978, l'amendement de Louis Le Pensec plaidant pour une contribution financière des sociétés pétrolières d’un franc par hectolitre de produits pétroliers mis à la consommation au financement des équipements nécessaires à la lutte contre les marées noires. La tonalité sociale de ses interventions ne se dément pas, lorsqu’elle évoque la non réalisation de la parité des revenus entre agriculteurs et non agriculteurs, l’exode rural, les difficultés des jeunes agriculteurs à s’installer, dans la discussion des crédits de l’agriculture du BAPSA pour 1979, le 16 novembre 1978, dans la discussion du projet de loi de finances pour 1979, ou bien les inégalités territoriales du rapport à l'université, le 17 novembre 1978, le problème du statut du conjoint de l'artisan ou du commerçant ou encore, le 14 décembre 1978, de celui de la femme d’agriculteur, les modalités de l’IVG, le 27 novembre 1979, demandant son remboursement par la Sécurité sociale. Elle présente des amendements au projet de loi portant modification du statut de la société d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes (SEITA), le 5 juin 1980, notamment s’agissant de la situation des personnels, qui concerne la manufacture de Morlaix. Elle défend la participation des femmes à la vie publique dans la discussion du projet de loi modifiant certaines dispositions du code électoral en vue de favoriser la participation des femmes aux élections municipales, le 19 novembre 1980.

En avril 1979, au congrès du parti socialiste à Metz, elle soutient avec Charles Josselin et Louis Le Pensec la motion de Michel Rocard.

Entre 1978 et 1986, Marie Jacq siège au Conseil régional de Bretagne dans l’opposition socialiste. Aux élections législatives de juin 1981, toujours avec pour suppléant Pierre Barbier, elle obtient 22 204 voix, soit 45,8 % des 48 439 suffrages exprimés. Elle bénéficie du report des voix à gauche des candidats du PCF, Alain David, 5 761 voix, 11,9 %, et du PSU, Michel Marzin, 1 202 voix, soit 2,5 %. Son adversaire UDF Jean-Claude Rohel, sous l’étiquette de l’Union pour une nouvelle majorité, avec 19 272 voix, 39,8 %, ne dispose pas de réserve de voix ; de sorte qu’au second tour, Marie Jacq l’emporte aisément avec 30 458 voix, 60 %, contre 20 285 voix pour son adversaire.

Le 3 juillet 1981 Marie Jacq devient vice-présidente de l’Assemblée nationale. Elle siège à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, intervenant régulièrement sur des thématiques variées : l’exode rural, la Sécurité sociale, le statut du conjoint artisan ou commerçant et l’IVG.

Membre de la délégation parlementaire pour les problèmes démographiques, le 17 juillet 1981, présidente de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif aux conjoints d'artisans et de commerçants travaillant dans l'entreprise familiale, le 18 mars 1982, elle est nommée rapporteure du projet de loi présenté par André Delelis relatif à la formation professionnelle des artisans, le 22 avril 1982. Elle intervient dans la discussion du projet de loi relatif aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage, les 18 et 21 juin 1982. Elle critique la stagnation des actions de formation professionnelle dans la discussion des articles du projet de loi relatif à la formation professionnelle dont elle est rapporteure. Dans la discussion du projet de loi portant réforme de la formation professionnelle continue et la modification corrélative du code du travail, elle plaide pour la décentralisation des responsabilités et des moyens de financement de la formation professionnelle, le 12 octobre 1983. Enfin, elle intervient dans la discussion, en deuxième lecture, du projet de loi relatif à l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, notamment sur l’accession du conjoint de l'associé unique de l'EURL au statut de conjoint collaborateur, le 18 juin 1985.

En seconde position sur la liste du PS et du MRG dans le Finistère, conduite par Louis Le Pensec, qui, avec 38 % des voix, obtient 4 sièges, Marie Jacq est réélue député le 16 mars 1986. Elle siège, sous la VIIIe législature, à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales.

Aux élections de juin 1988, elle se présente dans la 4e circonscription qui comprend les cantons de Lanmeur, Morlaix, Plouigneau, Plouzévédé, Saint-Pol-de-Léon, Saint-Thégonnec Sizun et Taulé. En dépit du redécoupage de la circonscription en direction du Léon, ancré historiquement à droite, Marie Jacq conserve son siège de député. C’est Robert Moreau, conseiller général de Plouigneau, qui est choisi comme suppléant. Sur 54 652 suffrages exprimés, Marie Jacq arrive en tête au premier tour, avec 26 198 voix, soit 47,93 %. Elle devance le candidat de l’Union du rassemblement et du centre, Michel Morvan, conseiller régional et maire de Roscoff, qui recueille 22 962 voix, soit 42,01 %, alors qu’Alain David, PCF, obtient 3 459 voix, soit 6,32 %, et Olivier Moriz, FN, 2 033 voix, soit 3,71 %. Au second tour, le 12 juin 1988, sur 59 573 suffrages exprimés, Marie Jacq l’emporte avec 32 067 voix, soit 53,82 % face à Michel Morvan, 27 506 voix, 46,2 %.

Elle siège à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales et elle est nommée membre de la délégation parlementaire pour les problèmes démographiques, le 5 octobre 1991. Le 9 novembre 1988, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 1989, elle pose une question sur le centre électronique de Brest-Carhaix. Elle intervient, le 9 novembre 1989, lors de l’examen du projet de loi de finances pour 1990, en ce qui concerne l’Agence française pour la maîtrise de l’énergie et les prêts bonifiés dans l’artisanat. Elle intervient aussi, le 26 octobre 1990, lors de l’examen des crédits du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle pour 1991 et, le 4 décembre 1990, dans la discussion du projet de loi relatif à l’enregistrement et à la communication des informations relatives à la documentation exigée pour la conduite et la circulation des véhicules.

En 1989, Marie Jacq décide de se retirer progressivement de la vie politique locale, en cessant d’être maire de Henvic. Elle ne se représente pas aux élections législatives de mars 1993, se retirant au profit de son assistante parlementaire, Marylise Lebranchu, battue au second tour par Arnaud Cazin d’Honincthun (UDF-CDS). Devenue maire de Morlaix en 1995, Marylise Lebranchu reprend en juin 1997 le siège de Marie Jacq précédemment détenu par les socialistes Tanguy Prigent, de 1936 à 1958 et de 1962 à 1967, et Roger Prat, de 1967 à 1968.

En 1990, au congrès de Rennes, Marie-Jacq soutient, avec Jean-Jacques Cléac’h, conseiller général de Morlaix, la motion Rocard. A l’Assemblée nationale, elle intervient encore, le 22 octobre 1991, dans la discussion des crédits des affaires sociales et de l’intégration pour 1992 ; le 31 octobre, dans celle des crédits du travail, de l’emploi et de formation professionnelle en ce qui concerne les handicapés et le dispositif « Exo jeunes » ; le 4 novembre 1991, en ce qui concerne le régime d’attribution de l’indemnité de départ en retraite des commerçants et artisans. Le 13 décembre 1991, elle présente un sous-amendement au projet de loi de finances pour 1992 relatif à la réduction du taux normal du droit sur les cigares.

En 2011, à la primaire du parti socialiste en vue de l’élection présidentielle dont elle soutient le principe, elle déclare voter pour pouvoir imposer son choix mais indique que son vote doit rester secret.

Première femme bretonne à siéger à l’Assemblée nationale, en 1978, Marie Jacq, décède à près de 95 ans ; femme de conviction, elle se révèle une figure marquante socialiste dans le Finistère. Pour Louis Le Pensec, Marie Jacq était « l’image vivante de la Léonarde énergique, optimiste, rencontrée au début des années 70. Elle évoquait souvent le souvenir de Tanguy Prigent, de ses valeurs et ses combats. Elle a imprimé une trace dans l’histoire politique du Finistère ».