Léonce Rousset

1850 - 1938

Informations générales
  • Né le 9 décembre 1850 à Toulon (Var - France)
  • Décédé le 24 janvier 1938 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Meuse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 9 décembre 1850 à Toulon (Var), mort le 24 janvier 1938 à Paris (7e).

Député de la Meuse de 1902 à 1906.

Elève à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1868, Léonce Rousset en sort comme sous-lieutenant pour entrer dans la guerre. Il est affecté au 20e bataillon de chasseurs à pied en 1870 et il combat autour de Metz. Grièvement blessé à Noisseville, il est fait prisonnier. Il sert ensuite en Afrique. Capitaine en 1879, chef de bataillon en 1891, breveté d'état-major, il est professeur-adjoint, puis titulaire, de tactique et histoire militaire à l'Ecole supérieure de guerre. Promu lieutenant-colonel en 1898, il est envoyé en disgrâce à cause de ses opinions nationalistes dans un régiment d'infanterie à Epinal. Il demande sa mise à la retraite en 1900.

Il se présente aux élections législatives des 27 avril et 11 mai 1902 dans la Meuse, circonscription de Verdun. Sur 19.996 inscrits et 17.099 votants, il réunit 9.714 suffrages contre Prud'Homme-Havette 7.243. Il est élu. De nouveau candidat aux élections des 6 et 20 mai 1906 dans la même circonscription, il est battu par un autre militaire. Sur 19.959 inscrits, il ne recueille que 7.922 voix contre 9.258 à Charles Humbert, ancien officier, publiciste et 394 à de La Ruelle.

A la Chambre, inscrit au groupe de la mutualité et à celui de défense des bouilleurs de cru et de défense des intérêts agricoles, il est membre de diverses commissions.

Il dépose plusieurs propositions sur le droit de réquisition de la force publique, sur la gratuité des chemins de fer pour les conseillers généraux et les conseillers d'arrondissement. Il est l'auteur de rapports divers sur les droits de douane des miels exotiques, le service d'un an, les courses de chevaux, la chasse et la loi de sursis.

Mais c'est par des interventions nombreuses à la tribune qu'il manifeste son activité : essentiellement concentré sur les problèmes militaires il intervient sur : les honneurs militaires, la réquisition de la force, les périodes des territoriaux, les chevaux des officiers généraux, les secours aux anciens militaires, le renforcement des forts, les épidémies dans les casernes, l'armée territoriale, les caporaux, la discipline dans l'armée, les sursis, la marine, les invalides, les viandes de conserve dans l'armée, l'état des officiers, le recrutement, le musée de l'armée, la carte au 50/1.000e, les achats de l'armée aux agriculteurs, l'antimilitarisme, le service géographique, la Légion d'honneur.

Mais il intervient aussi sur les chemins de fer de la Meuse, les bouilleurs de cru, le placement des ouvriers, le service postal de Verdun et la séparation des Eglises et de l'Etat.

Après une brillante carrière militaire qui dura une trentaine d'années interrompue par une cause politique, puis une carrière parlementaire de quatre années interrompue cette fois par un militaire, Rousset devait voir la seconde guerre franco-allemande et mourir à 88 ans, à la veille de la troisième guerre franco-allemande dont il n'avait pu ignorer les prémisses.

Il avait publié plusieurs ouvrages sur la guerre de 1870, les grands maîtres de la guerre : Moltke, Napoléon, Frédéric III et notamment une Histoire de la guerre franco-allemande 1870-1871 qui reçut un prix de l'Académie française en 1896. Il collabora à de nombreuses publications militaires.