Jules Tourgnol

1833 - 1909

Informations générales
  • Né le 17 juin 1833 à Saint-léonard-de-noblat (Haute-Vienne - France)
  • Décédé le 29 septembre 1909 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Haute-Vienne
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Haute-Vienne
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 29 septembre 1909
Département
Haute-Vienne
Groupe
Gauche radicale-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 18 juin 1833 à Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne), mort le 29 septembre 1909 à Paris (7e).

Député de la Haute-Vienne de 1898 à 1909.

Universitaire, Tourgnol enseigne l'histoire et la philosophie, puis devient principal de collège a Baume-les-Dames de 1871 à 1886 et à Saintes de 1886 à 1895 ; il prend sa retraite comme principal honoraire. Il menait parallèlement une carrière de publiciste et avait fondé La France du Centre, dont il était le rédacteur en chef.

Il s'intéressait en même temps à la vie publique : depuis longtemps militant radical, il avait été sur la brèche au moment du 16 mai et s'était lancé dans la bataille à l'époque du boulangisme, sans jamais, dit-il lui-même, craindre « ni les coups, ni la venimeuse morsure de la calomnie ».

Jules Tourgnol n'est encore que conseil-1er municipal de Saint-Léonard-de-Noblat lorsqu'il se présente à la députation en 1898 : c'est au cours de son premier mandat législatif qu'il devient maire de Saint-Léonard et accède au Conseil général où il représente son canton.

Candidat dans la 2e circonscription de Limoges, le 8 mai 1898, il est élu le 22 mai au second tour. En deuxième position au premier tour avec 5.016 voix sur 17.979 votants derrière le député sortant Gotteron, 5.794 voix, il l'emporte largement au scrutin de ballottage par 11.258 voix sur 17.741 votants contre 6.289 à Gotteron. Il est réélu non moins facilement dès le premier tour en 1902 avec 12.016 voix sur 19.011 votants contre 5.895 à Demartial, ainsi qu'en 1906, par 12.752 voix sur 18.871 votants contre 4.002 au même Demartial et 1.874 à Adrien Pressemane futur député.

Jules Tourgnol mena de fougueuses campagnes électorales, dangereuses même car on chercha à attenter à sa vie plusieurs fois. Vigoureusement anticlérical, défenseur farouche de la République qu'il croyait toujours près d'être dévorée par la réaction cléricale, il défend avec acharnement le programme radical-socialiste.

Membre du groupe radical et radical-socialiste, il préside plusieurs bureaux et appartient à diverses commissions, dont celle du budget pour l'exercice 1899 et celle de la législation fiscale en 1906.

C'est au cours de son premier mandat que Tourgnol est le plus actif : rapporteur du budget des cultes pour les exercices 1899 et 1900, il intervient à ce propos non sans verve et esprit de répartie, réclamant la suppression des congrégations contre l'influence desquelles il prend même la défense du clergé séculier. A partir de 1902 il n'aborde plus la tribune.

Il meurt le 29 septembre 1909 à Paris à l'âge de 76 ans en cours de mandat. Il était officier de l'Instruction publique.