Charles, Louis Combier

1819 - 1888

Informations générales
  • Né le 21 juillet 1819 à Aubenas (Ardèche - France)
  • Décédé le 1er mars 1888 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Ardèche
Groupe
Union des Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à l'Assemblée nationale de 1871, né à Aubenas (Ardèche), le 21 juillet 1819, mort à Paris, le 1er mars 1888, il appartenait, comme inspecteur, au corps des ponts-et-chaussées.

Le 8 février 1871, il fut porté par divers comités de l'Ardèche, entre autres par un « comité national républicain », candidat aux élections de l'Assemblée nationale.

Elu, le 3e sur 8, représentant de ce département, avec 44 384 voix (73 015 votants, 115 623 inscrits), il alla siéger à droite, et se déclara royaliste et catholique.

M. Combier fit partie, au mois d'octobre 1873, du comité des Neuf, chargé de préparer le rétablissement de la monarchie, et fut délégué auprès du comte de Chambord pour traiter des conditions de cette restauration.

Mais c'est surtout par son ardeur à défendre les intérêts religieux que se distingua M. Combier. Il fut, avec M. de Belcastel, un des rares représentants qui se firent connaître publiquement comme les signataires de l'adresse au pape (1871) où il était dit : « Les soussignés affirment plus haut que jamais le droit inviolable de Votre Sainteté à la royauté pontificale, œuvre de Dieu. Ils croient fermement au privilège de l'infaillibilité, qui n'a jamais cessé d'appartenir à Pierre, dans la personne de ses successeurs, et dont l'Eglise universelle, par la voix des Pères du Vatican, vient de faire la glorieuse proclamation. » Il appuya la motion de vouer la France au Sacré-cœur, et conseilla, au moment des projets de fusion, de perpétuelles prières : « La cause de la France et de l'Eglise sont assez unies entre elles, écrivait-il au directeur de l'Association de N.-D. de Salut, pour que nous suivions l'exemple des apôtres et des fidèles qui n'interrompaient point leurs prières pendant que Pierre était en prison. »

Dans l'ordre politique, M. Combier se signala par la présentation à la commission des Trente d'un système électoral tendant à attribuer au père de famille un nombre de bulletins de vote équivalent au nombre de ses enfants.

Inscrit à la réunion des Réservoirs, il signa la proposition des légitimistes pour le rétablissement de la monarchie, et vota :
- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- contre le retour de l'Assemblée à Paris,
- pour le pouvoir constituant,
- pour la démission de Thiers,
- pour le septennat,
- pour l'état de siège,
- pour la loi des maires,
- contre le ministère de Broglie (mai 1874),
- contre les amendements Wallon et Pascal Duprat
- et contre l'ensemble des lois constitutionnelles.

M. Combier ne fit point partie des législatures suivantes.

Il fut admis à la retraite, le 12 décembre 1881, comme ingénieur en chef des ponts-et-chaussées.