Alfred Monnet

1820 - 1890

Informations générales
  • Né le 1er octobre 1820 à Mougon (Deux-Sèvres - France)
  • Décédé le 8 juin 1890 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Union des Droites

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 30 janvier 1876 au 7 janvier 1882

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1871, sénateur de 1876 à 1882, né à Mougon (Deux-Sèvres) le 1er octobre 1820, mort le 9 juin 1890, il était propriétaire à Mougon dont il devint maire (1840).

Etant venu se fixer à Niort en 1851, il fut nommé conseiller municipal de cette ville (1860), adjoint au maire, maire (1865), conseiller général du 1er canton de la ville (1868), et fut fait chevalier de la Légion d'honneur le 15 août 1869.

Le 8 février 1871, il fut élu représentant des Deux-Sèvres à l'Assemblée nationale, le 1er sur 7, par 60,673 voix sur 66,073 votants et 100,005 inscrits. Il siégea à droite, donna, cette même année, sa démission de maire de Niort, interpella le gouvernement (21 août 1871) en faveur de la liberté de l'enseignement compromise par la fête donnée aux écoles par la municipalité lyonnaise, fut membre de la commission des marchés, de celle du régime général des chemins de fer, et de la sous-commission d'enquête sur l'état des arsenaux et du matériel de guerre, et vota:

- pour la paix,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour la pétition des évêques,
- pour le pouvoir constituant,
- contre le service de trois ans,
- pour la démission de Thiers,
- pour le septennat,
- pour le ministère de Broglie,
- contre l'amendement Wallon,
- contre les lois constitutionnelles.

Le 30 janvier 1876, le département des Deux-Sèvres l'élut sénateur, par 225 voix sur 424 votants. Il prit place à la droite de la Chambre haute, vota la dissolution de la Chambre demandée par le ministère de Broglie (juin 1877), et combattit la politique scolaire et coloniale des ministères républicains. Le renouvellement triennal du 8 janvier 1882 ne lui fut pas favorable; il échoua avec 174 voix sur 424 votants, et renonça dès lors aux affaires publiques. On a de lui des brochures sur des questions administratives.