Joseph, Maria, Hubert Vaysse de Rainneville

1833 - 1894

Informations générales
  • Né le 7 août 1833 à Allonville (Somme - France)
  • Décédé le 29 janvier 1894 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Somme
Groupe
Centre droit

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 30 janvier 1876 au 7 janvier 1882

Biographies

Représentant en 1871, sénateur de 1876 à 1882, né à Allonville (Somme) le 7 août 1833 fils d'Alphonse Valentin Vaysse de Rainneville (1798-1863), député de 1846 à 1848, Joseph, Maria, Hubert Vaysse de Rainneville appartint quelque temps à l'armée.

Après avoir servi au 1er de ligne, il s'engagea (1860) dans les zouaves pontificaux, se battit à Castelfidardo, devint aide-de-camp du général de Pimodan, et fut décoré par Pie IX.

Pendant la guerre franco-allemande, M. de Rainneville prit part à la défense de Paris, à la tête d'un bataillon des mobiles de la Sarthe. Propriétaire dans ce département, il fut élu, le 8 février 1871, représentant de la Somme à l'Assemblée nationale, le 6e sur 11, par 95 890 voix (123 345 votants, 167 374 inscrits). Il prit place au centre droit, se fit remarquer par la fréquence de ses interruptions, fit partie de la commission de permanence (août 1872), vota :

- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- contre le retour à Paris.

Il fut un des adversaires les plus déclarés de la politique de Thiers. Membre de la commission du budget, il fut rapporteur du budget des affaires étrangères, parut souvent à la tribune, fut mêlé aux combinaisons tentées pour le rétablissement de la monarchie, et opina :

- pour la chute de Thiers au 24 mai,
- pour le septennat,
- pour la loi des maires,
- pour le ministère de Broglie
- et contre les amendements Wallon et Pascal Duprat.

Mais il se rallia, avec une fraction importante du centre droit, au vote des lois constitutionnelles (25 février 1875).

Conseiller général du canton de Villers-Bocage (Somme), il fut élu, le 30 janvier 1876, sénateur de ce département, par 552 voix (930 votants), avec une profession de foi conservatrice, dans laquelle il s'engageait d'ailleurs à soutenir la Constitution, en rappelant qu'il l'avait votée. Il devint secrétaire de la Chambre haute, et s'associa jusqu'en 1879 aux votes de la majorité monarchiste. En 1877, il vota pour la dissolution de la Chambre des députés demandée par M. de Broglie, soutint le gouvernement du Seize-Mai, et, quand la majorité du Sénat eut passé de droite à gauche, par suite du premier renouvellement partiel, se prononça contre la politique républicaine, et donna sa démission de secrétaire du Sénat. Il vota avec la droite :

- contre les lois Ferry sur l'enseignement,
- contre l'article 7
- contre l'amnistie.

Il se représenta, mais sans succès, au renouvellement sénatorial du 8 janvier 1882 : il n'obtint dans la Somme que 315 voix (923 votants). Une nouvelle tentative, le 31 janvier 1886, lui donna 585 voix contre 736 à l'élu républicain, M. Petit : il s'agissait alors de remplacer M. Labitte décédé.

M. de Rainneville est administrateur du chemin de fer de Lyon, et chevalier de la Légion d'honneur (1871).

On a de lui :

- Lettre d'un gentilhomme à M. Emile Augier auteur du Fils de Giboyer (1862) ;
- Réplique à une circulaire de M. de Persigny sur les volontaires pontificaux (1862) ;
- Catholiques tolérants et légitimistes libéraux (1862),
- une étude sur la Femme dans l'antiquité et d'après la morale naturelle (1865), etc.


Né le 7 août 1833 à Allonville (Somme), mort le 29 janvier 1894 à Paris (8e).

Représentant de la Somme de 1871 à 1876.

Sénateur de la Somme de 1876 à 1882.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 76.)

Après son échec à l'élection sénatoriale partielle du 31 janvier 1886, le vicomte de Rainneville abandonna la politique, se consacrant désormais à l'administration des Chemins de fer du P.L.M.

Il mourut le 29 janvier 1894 à Paris, dans sa soixante et unième année.