1848 : la deuxième République met en place le suffrage universel masculin

Partager

Onglet actif : 1848 : la deuxième République met en place le suffrage universel masculin

Proclamation de la République le 4 mai 1848, Lithographie aquarellée de V. Adam et J. Arnout

Proclamation de la République le 4 mai 1848, Lithographie aquarellée de V. Adam et J. Arnout

Onglet actif : Une révolution sur fond de revendications électorales

En 1848, la situation est tendue en France, et particulièrement à Paris. Disette, épidémies, crise économique et financière et chômage ont fragilisé la Monarchie de Juillet. Des aspirations démocratiques s’affirment et des voix se font entendre en faveur du suffrage universel, parmi lesquelles celles des Gardes nationaux. Cette milice armée est en effet composée de citoyens chargés de faire respecter l’ordre dans leur quartier, majoritairement issus d’un milieu aisé mais toutefois pas suffisamment pour atteindre le seuil de richesse qui leur permettrait d’être électeurs.

Dans ce contexte s’instaure la « campagne des banquets » en faveur d’une réforme électorale. D’abord tolérés, les banquets finissent par être proscrits par le pouvoir en place. Le 22 février 1848 a lieu un rassemblement de protestation contre l’interdiction d’un banquet. Les manifestations s’amplifient le lendemain et Louis-Philippe se résout à limoger son très impopulaire ministre Guizot. Les manifestations prennent alors un caractère plus festif mais le soir se produit une fusillade boulevard des Capucines. La situation échappe à Louis-Philippe, qui abdique le 24 février en faveur de son petit-fils Philippe d’Orléans, âgé de 9 ans. Anticipant la mise en place d’une régence, les républicains envahissent le Palais Bourbon et proclament la République. Un gouvernement provisoire est formé et un collège comprenant notamment Alphonse de Lamartine, Alexandre Ledru-Rollin et François Arago est instauré à la tête de l’État.