Emile, Anatole Bottieau

1822 - 1887

Informations générales
  • Né le 12 septembre 1822 à Maubeuge (Nord - France)
  • Décédé le 9 octobre 1887 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Nord
Groupe
Centre droit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 9 octobre 1887
Département
Nord
Groupe
Union des Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à l'Assemblée nationale de 1871, et député de 1885 à 1887, né à Maubeuge (Nord), le 12 septembre 1822, mort à Paris, le 9 octobre 1887, il fut avocat au barreau de Douai, puis entra dans la magistrature. Successivement substitut à Arras en 1848, et à Lille en 1852, procureur impérial à Boulogne en 1856 et à Valenciennes en 1862, il fut nommé, en 1866, conseiller à la Cour de Douai.

Il occupait ce poste le 8 février 1871, quand il fut élu représentant du Nord à l'Assemblée nationale, le 9e sur 28, par 207 877 voix (262 927 votants, 326 440 inscrits).

Il siégea au centre droit, se rapprochant parfois du groupe de l'appel au peuple, et déposa des propositions relatives à l'abrogation de la loi interdisant la publication des comptes-rendus des procès de presse, aux annonces judiciaires et légales, etc.

Adversaire déclaré du gouvernement de Thiers, il vota contre lui en toutes circonstances ; il se prononça :
- le 1er mars 1871, pour la paix ;
- le 16 mai, pour les prières publiques ;
- le 10 juin, pour l'abrogation des lois d'exil ;
- le 30 août, pour le pouvoir constituant de l'Assemblée ;
- le 3 février 1872, contre le retour de l'Assemblée à Paris ;
- le 29 novembre, contre le message de Thiers ;
- le 24 mai 1873, pour l'acceptation de sa démission ;
- les 19-20 novembre, pour la prorogation des pouvoirs du maréchal ;
- le 20 janvier 1874, pour la loi des maires ;
- le 30 janvier 1875, contre l'amendement Wallon,
- et le 25 février, contre l'ensemble des lois constitutionnelles.

M. Bottieau se représenta, sans succès, dans la 2e circonscription d'Avesnes, aux élections du 20 février 1876 et à celles du 14 octobre 1877 : la première fois, il échoua avec 7 169 voix, la seconde, avec 8 945. Il avait pour concurrent M. de Marcère, qui fut élu.

Il ne se représenta pas en 1881, fut mis à la retraite le 21 mars 1884, par application de la loi de 1883 sur la magistrature, et redevint député du Nord, le 4 octobre 1885, élu, le 16e sur 20, par 161 453 voix (292 696 votants, 348 224 inscrits) ; il siégea à droite, comme précédemment, et vota avec le groupe monarchiste jusqu'à sa mort, survenue pendant la session.