Louis, Joseph Lahure

1767 - 1853

Informations générales
  • Né le 29 décembre 1767 à Mons (Belgique)
  • Décédé le 25 octobre 1853 à Wavrechain-sous-chaux (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 27 mars 1802 au 4 juin 1814
Département
Départements de l'Empire français aujourd'hui en Belgique
Groupe
Majorité

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député au Corps législatif en l'an X et en 1809, né à Mons (Belgique) le 29 décembre 1767, mort au château de Wavrechain (Nord) le 25 octobre 1853, « fils de Nicolas Lahure et de Marie-Thérèse du Buisson, » achevait ses études à Louvain quand éclata la révolution de Belgique ; il y prit part contre l'Autriche, puis, après la dissolution de l'armée, passa en France, fut nommé capitaine dans la légion belge, et fit la campagne de 1792 contre les alliés, sous les ordres de Lückner et de Dumouriez. Chef de bataillon (9 janvier 1793), il assista à Nerwinde et à Hondschoote, où il se distingua en s'emparant d'une batterie ennemie. Commandant du 3e bataillon de tirailleurs belges, il prit part à la conquête de la Hollande en 1795, franchit le Wahal, et entra à Utrecht et à Amsterdam; il dirigea la prise de la flotte hollandaise emprisonnée dans les glaces du Zuyderzée : à la tête d'un escadron de hussards, portant des tirailleurs en croupe, il parvint à aborder et à occuper de vive force 14 vaisseaux. Nommé chef de la 15e demi-brigade d'infanterie légère (18 nivôse an III), il fut envoyé à l'armée de Sambre et Meuse, fit la campagne d'Allemagne en l'an V, et se rendit à l'année d'Italie avec la division Bernadette. Il se distingua au passage du Tagliamento et à Gradisca. Après la paix de Campo-Formio, il fut envoyé à Rome avec Berthier en 1798, pour venger l'assassinat du général Duphot, assista au combat de Civita-Castellana, où il contribua si bien à la défaite de Mack et de l'armée napolitaine que le Directoire lui décerna un sabre d'honneur ; puis il entra à Naples (23 janvier 1799). Rappelé en Lombardie au moment de la campagne contre le baron de Kray, et nommé général de brigade, il fut blessé à la Trebbia (19 juin 1799) et envoyé à Plaisance, où il tomba entre les mains des Russes de Souwarow. La gravité de sa blessure mit fin à sa carrière militaire. Choisi par le Sénat conservateur, le 6 germinal an X, comme député du département de Jemmapes au Corps législatif, membre de la Légion d'honneur (4 frimaire an XII), commandeur de l'ordre (25 prairial), chargé aussi de diverses inspections militaires, il fut réélu au Corps législatif par le Sénat conservateur, le 2 mai 1809, créé chevalier de l'Empire le 10 avril 1811, et baron le 26 février 1814. En 1814 et 1815, il commanda le département du Nord ; la seconde Restauration lui retira ces fonctions. A quelque temps de là, le maréchal Bourmont le fit appeler et l'accusa de réunir chez lui les mécontents, et d'exciter ses anciens compagnons d'armes contre le gouvernement des Bourbons. « Je vois, Monsieur, répondit Lahure, que vous ne me connaissez pas. Je désire que votre conscience soit aussi calme que la mienne. » Et il refusa le commandement que lui offrait M. de Bourmont. Admis à la retraite comme maréchal- de-camp en 1818, il se retira près de Bouchain où il s occupa de la culture de la betterave. Après les journées de juillet 1830, il reprit temporairement le commandement du département du Nord, et fut nommé grand-officier de la Légion d'honneur le 29 avril 1833.