Louis, Auguste Broët

1811 - 1884

Informations générales
  • Né le 31 décembre 1811 à Bourg-saint-andéol (Ardèche - France)
  • Décédé le 10 février 1884 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Ardèche
Groupe
Centre droit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à l'Assemblée nationale de 1871, né à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche), le 29 décembre 1811, mort à Paris, le 10 février 1884, il était un publiciste d'un certain talent.

Il fut collaborateur du Journal des Débats, adhéra aux doctrines saint-simoniennes, et, de même que beaucoup de ses co-religionnaires, entra dans l'administration des chemins de fer : il devint secrétaire général de la compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée. Un de ses biographes, cité par M. J. Clère (Biographie des députés), ajoute qu'il fut décoré par Guizot et qu'il se retira de la politique à la suite d'un riche mariage.

Le 8 février 1871, M. Broët fut élu, comme républicain conservateur, représentant de l'Ardèche à l'Assemblée nationale, le 2e sur 8, par 44,673 voix (73,015 votants, 115,623 inscrits). Inscrit à la réunion Feray, il évita d'abord d'opiner systématiquement avec les monarchistes, et, après avoir voté la paix, le 1er mars 1871, ainsi que les prières publiques et l'abrogation des lois d'exil, il se montra favorable au retour de l'Assemblée à Paris, et s'abstint lors de la démission de Thiers au 24 mai; mais, à partir de 1873, il se rallia complètement à la politique de la droite, et se prononça:

- contre la dissolution,
- pour la loi des maires,
- pour le ministère de Broglie,
- pour le septennat,
- contre les amendements Wallon et Pascal Duprat.

Il adopta l'ensemble des lois constitutionnelles.

En 1872, M. Broët avait eu une idée originale: la translation du gouvernement à Saint-Cloud. Plus tard dans la séance où Thiers fut renversé, il avait vainement essayé de réconcilier la droite et le gouvernement en soumettant à l'Assemblée un ordre du jour ainsi conçu: « L'Assemblée, confiante dans les déclarations du gouvernement, et attendant de lui une politique résolument conservatrice, passe à l'ordre du jour.» M. Broët n'appartint pas à d'autres législatures.