Jean-Pierre, Louis de Batz

1754 - 1822

Informations générales
  • Né le 26 janvier 1754 à Tartas (Landes - France)
  • Décédé le 10 janvier 1822 à Authezat (Puy-de-Dôme - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 5 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Albret - Nérac (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à la Constituante de 1789, né à Gousse (Landes), le 26 décembre 1760, mort au château de Chadieu, commune d'Authezat (Puy-de-Dôme), le 10 janvier 1822, il était grand sénéchal du duché d'Albret, lorsqu'il fut élu député de la noblesse aux Etats-Généraux par la sénéchaussée de Nérac, le 5 avril 1789.

Il s'occupa surtout de questions financières, fit, le 3 juillet 1790, un rapport sur la dette publique, et combattit, en septembre, l'émission des assignats, qu'il assimila aux billets de Law ; pour remédier à la situation des finances, il dénonça de gros financiers comme redevables envers l'Etat, et, bien que dévoué d'abord aux idées de réforme, protesta à la fin, les 12 et 15 septembre 1791, contre les actes de l'Assemblée constituante.

Après la condamnation de Louis XVI, il organisa un complot pour enlever le roi pendant le trajet du Temple à l'échafaud ; mais les conjurés manquèrent au rendez-vous ; il faillit réussir, un peu plus tard, à sauver la reine et ses enfants, et fut mêlé à la conspiration de l'Oeillet-rouge, que les soupçons du gendarme de garde à la porte de la reine firent échouer.

Il se lia par la suite avec les montagnards, Chabot, Bazire et Delaunay (d'Angers) ; lorsqu'on les accusa de trafiquer sur les fonds publics et de provoquer des décrets financiers destinés a faciliter leurs opérations de hausse ou de baisse, il fut compromis avec eux et décrété d'arrestation ; mais il put échapper, et ne fut incarcéré qu'un peu plus tard, au commencement de l'an IV, comme vendémiairiste : il s'évada encore de la prison du Plessis où on l'avait enfermé, et disparut de la scène politique.

Il revint réclamer à la Restauration le bénéfice des malheurs qu'il avait endurés sous la Révolution, fut nommé maréchal de camp le 1er mars 1815, et mis à la retraite au bout de quelques années.