Fernand, Jean, Alexis Brun

1867 - 1936

Informations générales
  • Né le 2 octobre 1867 à Riom-ès-montagnes (Cantal - France)
  • Décédé le 12 octobre 1936 à Riom-és-montagnes (Cantal - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Cantal
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Cantal
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Cantal
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Cantal
Groupe
Républicains radicaux-socialistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 7 décembre 1919
Département
Cantal
Groupe
Parti républicain radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Cantal
Groupe
Gauche sociale et radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 2 octobre 1867 à Riom-és-Montagnes (Cantal), mort le 12 octobre 1936 à Riom-ès-Montagnes.

Député du Cantal de 1898 à 1919 et de 1928 à 1932.

Fils de Guillaume Brun, huissier à Riom-ès-Montagnes, Fernand Brun, ses études de droit terminées, fut attaché au Ministère de l'Instruction publique, puis à la Préfecture de la Seine, de 1888 à 1891. Il s'inscrivit ensuite au barreau de Paris.

Maire de Riom, il devait être élu conseiller général du canton en 1901 pour le rester jusqu'en 1919.

C'est aux élections générales du 8 mai 1898, qu'il devint député de la circonscription de Mauriac, au premier tour de scrutin, par 7.563 voix contre 3.142 à M. Antoine Lascombes, député sortant.

Inscrit au groupe radical-socialiste, il appartint à diverses commissions spéciales, notamment à celle de l'enseignement. Il prit part à de nombreux débats parmi lesquels il faut citer : le projet d'impôt sur le revenu (1899) ; les cours d'appel et les tribunaux de première instance, le tarif des mandats postaux (1900) ; l'amnistie, la liberté et le secret du vote (1901) ; le droit proportionnel sur les mandats de postes (1902).

Réélu aux élections générales du 27 avril 1902, au premier tour de scrutin, par 7.125 voix contre 2.526 à M. Albessard et 2.053 à M. Offroy-Durieu, il entra à la Commission des travaux publics et des chemins de fer, et à celle de la législation fiscale. Il se fit entendre sur : la contribution des patentes (1902) ; la construction d'office de maisons d'école, l'établissement d'un impôt sur le revenu, la chasse à l'alouette (1903) ; la fabrication des denrées alimentaires (1904) ; la ligne de chemin de fer de Libourne à Langon (en qualité de rapporteur) (1906).

Il retrouva son siège aux élections générales du 6 mai 1906, toujours au premier tour de scrutin par 6.145 voix contre 3.004 à M. Schaffner et 2.689 à M. Peyrac, et appartint à la Commission de la réforme judiciaire, à celle des affaires extérieures, des protectorats et des colonies et à celle des jeux. Il intervint à propos de l'amnistie (1906), de l'impôt sur le revenu, de la liberté de la presse (en qualité de rapporteur) (1908) ; du règlement du rachat dû à la compagnie des chemins de fer de l'Ouest (1909), tandis qu'il déposait une proposition de loi tendant à modifier la loi du 20 juillet 1881, sur la liberté de la presse (1908).

Il fut réélu aux élections générales des 24 avril et 8 mai 1910, au deuxième tour de scrutin, par 5.866 voix contre 5.789 à M. Fonteilles, et siégea à la Commission des travaux publics et des chemins de fer, et à celle de la législation fiscale. Il interpella le Gouvernement sur l'application des lois de laïcité et sur la protection à assurer aux magistrats républicains (1911); il parla en outre de la responsabilité des aubergistes et hôteliers (1911) ; de l'achèvement des études des lignes de chemins de fer du centre et du midi, de l'établissement du scrutin de liste avec représentation proportionnelle (1912).

Ses électeurs lui restèrent fidèles aux élections générales des 26 avril et 10 mai 1914, au deuxième tour de scrutin, par 6.699 voix contre 4.249 à M. Tourtoulou. Il appartint aux Commissions des travaux publics et des chemins de fer, à celle de la réforme judiciaire, et à celle de la législation civile et criminelle. On l'entendit à la tribune, sur le récolement et le séquestre de tous les biens austro-allemands (1915), sur l'exercice des réquisitions militaires (1916), sur les baux à loyers, les baux à ferme et de métayage pendant la guerre (1916) ; sur l'installation et le logement des réfugiés et rapatriés (1918), sur la démobilisation et les sursis (1919) ; sur la crise de la vie chère (1919), sur l'utilisation de l'énergie hydraulique (1919) ; il interpella en outre le Gouvernement sur la mise en sursis des agriculteurs appartenant aux classes 1888 et 1889, et sur l'affectation des mobilisés appartenant à l'armée active et à sa réserve (1917).

Aux élections générales du 16 novembre 1919, il subit un échec sur la liste du Congrès républicain qui n'eut aucun élu, et il ne se représenta pas à celles du 11 mai 1924 qui eurent également lieu au scrutin de liste.

Mais, lorsque fut rétabli le scrutin d'arrondissement il retrouva sa circonscription de Mauriac, et fut réélu au scrutin de ballottage du 29 avril 1928, par 5.994 voix contre 5.154 à M. Henry Fontanier, député sortant. Il siégea à la Commission d'assistance et de prévoyance sociale, à celle de la législation civile et criminelle, à celle des mines et de la force motrice, et à celle de l'administration générale, départementale et communale. Il s'intéressa à la pisciculture, à la création de chambres supplémentaires de Cour d'appel (1928) ; à la réforme judiciaire, aux loyers d'habitation, commerciaux, industriels et à ferme (1929 et 1930) ; à la viticulture et au commerce des vins, et aux locataires menacés d'expulsion (1931).

Il ne se représenta pas aux élections générales des 1er et 8 mai 1932, et se retira dans sa ville natale, où il mourut le 12 octobre 1936, à 69 ans. Il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur le 21 février 1925.

Date de mise à jour: mai 2014