Jean-Jacques, Louis Calvet

1760 - 1835

Informations générales
  • Né le 19 août 1760 à Foix ( - Généralité de Perpignan - France)
  • Décédé le 21 septembre 1835 à Foix (Ariège - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 6 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Ariège
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791, né à Foix (Généralité de Perpignan, France), le 19 août 1760, de Julien Martin Thibaut de Calvet et de Jeanne Méric, mort à Foix (Ariège), le 21 septembre 1835, il était, avant la Révolution, garde du corps du roi, puis professeur à l'Ecole centrale de l'Ariège.

Ce département l'élut, le 6 septembre 1791, député à l'Assemblée législative, à la pluralité des voix. Il siégea parmi les modérés, défendit la Constitution contre les jacobins, et, le 20 juin, s'opposa à l'admission des faubourgs à la barre de l'Assemblée. Membre des comités militaire et de surveillance, il défendit La Fayette qu'on voulait décréter d'accusation, et faillit, au sortir de la séance, être la victime de la fureur du peuple; le 9 août, il écrivait au président de l'Assemblée:

« Monsieur le président en sortant hier de la séance, j'ai été insulté, menacé ; dussé-je être victime de mon attachement à la Constitution, je continuerai de voter selon ma conscience, comme j'ai toujours fait.
CaLVET. »

Il ne siégea plus après le 10 août, et laissa passer, dans la retraite, la tourmente révolutionnaire. Le gouvernement consulaire le nomma censeur au lycée de Toulouse, puis président du collège électoral de l'arrondissement de Foix; la Restauration, en souvenir de sa conduite à l'Assemblée législative, le fit chevalier de Saint-Louis, et le nomma, en 1817, conseiller de préfecture de l'Ariège; il occupait encore ce poste le 1er octobre 1822, date de la lettre suivante, écrite par lui au préfet du département :

« Foix, 1er octobre 1822.
Monsieur le préfet,

Quand j'ai été nommé conseiller de préfecture en 1817, le roi voulut récompenser la preuves de dévouement que j'ai donné à son auguste famille surtout au côté droit de l'Assemblée législative. Ma santé et mon âge, ainsi que les absences de M. de St-Blancat pour les sessions des Chambres, me font reconnaître que l'administration peut en souffrir, et ma délicatesse m'impose le devoir de donner ma démission dans l'intérêt du service du roi; j'espère, monsieur le préfet, qu'appréciant mon sacrifice, vous accueillerez la demande que je fais de présenter au gouvernement pour mon successeur M. Azam-Coustaud, mon parent par alliance, maire d'Arrabaux et qui réside à Foix. Sa capacité, sa moralité, son royalisme vous sont connus, et je me flatte que vous solliciterez pour lui la place que ma démission rendrait vacante d'ici au 1er janvier, comme une récompense de mon dévouement à la cause royale.
Agréez, monsieur le préfet, l'assurance de mon respectueux attachement.

J.-L. CALVET-MÉRIC. »