Etienne Cledel

1737 - 1820

Informations générales
  • Né le 14 juillet 1737 à Alvignac ( - Généralité de Montauban - France)
  • Décédé le 16 septembre 1820 à Alvignac (Lot - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 30 avril 1792 au 20 septembre 1792
Département
Lot
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Lot
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 20 mai 1797
Département
Lot
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Alvignac (Généralité de Montauban, France) le 14 juillet 1737, mort à Alvignac (Lot), le 16 septembre 1820, il exerçait la médecine à Alvignac (Lot) ; il fut maire de cette commune et procureur syndic du district de Saint-Céré.

Clédel embrassa la cause de la Révolution, et fut élu, le 4 septembre 1791, député suppléant du Lot à l'Assemblée législative, par 182 voix sur 313 votants; il fut admis à siéger le 30 avril 1792, en remplacement de Dupuy-Montbrun, décédé. Il fit partie, jusqu'à la fin de la législature, de la majorité.

Le même département le choisit (5 septembre 1792) pour député à la Convention nationale; son élection offrit cette particularité, qu'elle eut lieu par acclamation, et sans recourir au scrutin. Dans le jugement de Louis XVI, Clédel dit : « Je vote pour la mort. » Il se prononça contre Robespierre au 9 thermidor, et fut, sur la motion de Clauzel, envoyé en mission (brumaire an III) dans les départements de la Vienne, de la Haute-Vienne et de la Creuse. Il rendit compte de cette délégation par une lettre du 10 ventôse où il s'applaudit d'avoir contribué au rétablissement de l'ordre. Il ajoute : « On éprouve déjà les heureux effets de la liberté du commerce. Le grain abonde dans certaines communes où la disette était effrayante il y a peu de jours; les bons citoyens compatissants et généreux ont fait, dans plusieurs lieux, des fonds pour faire délivrer aux pauvres le pain à un prix plus bas qu'il ne leur coûte : j'ai engagé l'homme sensible à contribuer de tous ses moyens à cet honorable sacrifice. »

Réélu député du Lot au Conseil des Cinq-Cents, le 24 vendémiaire an IV, par 106 voix, Clédel ne joua dans cette dernière Assemblée qu'un rôle effacé. Il la quitta en l'an V.

Atteint par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il obtint un sursis provisoire qui devint indéfini le 25 décembre 1818, en raison de son grand âge et de ses infirmités.

Date de mise à jour: février 2019