Louis, Charles Martineau

1754 - 1835

Informations générales
  • Né le 26 septembre 1754 à Châtellerault ( - Généralité de Poitiers France)
  • Décédé le 23 mai 1835 à Châtellerault (Vienne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 2 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Vienne
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Vienne
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Châtellerault (Généralité de Poitiers) le 26 septembre 1754, mort à Châtellerault (Vienne) le 23 mai 1835, il était homme de loi avant la Révolution.

Nommé, en 1790, juge au tribunal de Châtellerault, il fut élu, le 2 septembre 1791, député de la Vienne à l'Assemblée législative, le 2e sur 8, par 172 voix sur 256 votants. Il siégea dans la majorité, sans prendre la parole, et fut réélu, par le même département, le 4 septembre 1792, membre de la Convention, le 4e sur 8, avec 244 voix sur 388 votants. Il prit place à la Montagne, et, dans le procès de Louis XVI, répondit, au 3e appel nominal : la mort. Il vota en outre pour l'appel et contre le sursis.

En 1793, il présida la Société des Jacobins de Châtellerault.

Le 21 floréal an IV, inscrit par le Conseil des Cinq-Cents au nombre des sept conventionnels qui devaient compléter ce Conseil, il ne fut pas agréé par le Conseil des Anciens, fut nommé juge au tribunal de district de Châtellerault, puis, presque aussitôt, commissaire du Directoire près le même tribunal, fonctions qu'il exerça, sous le titre de procureur impérial et de procureur du roi, jusqu'au 23 décembre 1815.

Frappé par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il se retira à Arau (Suisse), et, à la sollicitation de son neveu, M. Laurence, receveur des finances à Châtellerault, obtint en 1819 l'autorisation de rentrer en France.

Il quitta Arau le 3 février 1819, et revint dans sa ville natale où il vécut dans la retraite.