Louis, Marie, Antoine Destouf de Milet de Mureau

1751 - 1825

Informations générales
  • Né le 26 juin 1751 à Toulon (Var - France)
  • Décédé le 6 mai 1825 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 15 avril 1790 au 30 septembre 1791
Baillage
Toulon (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789 et ministre, né à Toulon (Var) le 26 juin 1751, mort à Paris le 6 mai 1825, « fils de monsieur Jean-Denis-Raymond Milet, ingénieur ordinaire, capitaine réformé dans le régiment d'Auvergne, et de dame Claire-Françoise Brun », il entra à 15 ans dans le service militaire du génie, et fut capitaine en 1779, puis chevalier de Saint-Louis.

Elu, le 6 avril 1789, député suppléant de la noblesse aux Etats-Généraux par la sénéchaussée de Toulon, il fut admis à siéger, le 15 avril 1790, en remplacement de M. de La Poype de Vertrieux démissionnaire. Il fit partie des comités d'agriculture et des monnaies, vota plus d'une fois contre les réformes proposées par l'Assemblée, combattit l'organisation des états-majors, proposa de faire imprimer aux frais de la nation les manuscrits de La Pérouse, et parla (20 février 1791) sur la fabrication des monnaies avec le métal des cloches.

Après la session, il reprit du service et, en 1792 et 1793, fut adjudant général à l'armée d'Italie. Il coopéra, en cette qualité, à l'occupation de Nice, et revint ensuite à Paris pour veiller à la publication des papiers de La Pérouse, qui parurent sous le titre de: Voyage de La Pérouse autour du monde pendant les années 1785-1788 (4 volumes, Paris, an V).

Nommé général de brigade le 17 nivôse an IV, Milet de Mureau devint ensuite, avec l'appui de Barras, directeur de l'artillerie et du génie au département de la guerre, qu'il dirigea du reste, comme ministre, en remplacement de Schérer, du 3 nivôse au 14 messidor an VII. Le jour où il céda son portefeuille à Bernadotte, il reçut le grade de général de division. C'est à lui que Masséna dut de réorganiser son armée, et d'être à même de remporter la victoire de Zurich. Du 28 fructidor au 5e jour complémentaire de l'an VII, il fit l'intérim du ministère de la Guerre.

Mis à la réforme au 18 brumaire, il sollicita en vain de faire partie de l'expédition de Saint-Domingue. Appelé aux fonctions de préfet de la Corrèze le 8 floréal an X, membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII, créé chevalier de l'Empire le 2 juillet 1808, et baron le 18 juin 1809, il abandonna, l'année suivante, ses fonctions administratives, et vécut dans la retraite jusqu'à la première Restauration; la protection du duc d'Angoulême lui valut alors le poste de directeur du dépôt de la guerre.

Mis à la retraite en 1816, en vertu de la loi sur la réorganisation de l'état-major, il obtint en échange, le 10 janvier 1816, de faire partie du conseil d'administration des Invalides.