Jean Degli Alessandri

1765 - 1828

Informations générales
  • Né le 8 septembre 1765 à Florence (Italie)
  • Décédé le 20 septembre 1828 à Florence (Italie)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 5 juillet 1809 au 1er juillet 1813
Département
Départements de l'Empire français aujourd'hui en Italie

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député au Corps législatif pour le département de l'Arno. né à Florence (Italie), le 8 septembre 1765, mort à Florence, le 20 septembre 1828, appartenait à une famille patricienne qui avait donné à l'Italie, dans la première moitié du XVIIe siècle, un juriconsulte célèbre. Dès sa jeunesse il se livra à l'étude des beaux-arts.. Ferdinand III, grand duc de Toscane, le nomma, en 1796, vice-président de l'Académie des.

Beaux-Arts de Florence, emploi qu'il conserva sous Louis I, infant de Parme, en faveur de qui la Toscane, d'après le traité de Lunéville, avait été érigée en royaume d'Etrurie. Alessandri consacra une partie de sa fortune à la prospérité de l'Académie ; de plus, ce fut lui qui appela à en faire partie le peintre Benvenuti et le sculpteur Canova. Bientôt la carrière politique s'ouvrit pour lui: la To cane ayant été réunie à la France en 1808, Alessandri reçut la décoration de la Légion d'honneur, fut le 5 juillet 1809, nommé par le Sénat conservateur député au Corps législatif pour le département de l'Arno, et, le 26 mai 1810, créé baron de l'Empire. Le nouveau député prit une part effective aux travaux parlementaires de la session de 1810; il coopéra à la rédaction du Code pénal, plus sévère que celui que le grand-dite Léopold avait donné à ses Etats en 1786; mais les observations des députés de l'Italie à ce sujet restèrent sans effet. Après les événements de 1814 et le retour de Ferdinand III à Florence, Alessandri reprit, par ordre de ce prince, la direction de l'Académie des Beaux-Arts, et fut envoyé à Paris en 1815, en qualité de commissaire du grand-duc, pour réclamer les objets d'art dont les conquêtes des Français avaient enrichi nos musées et nos bibliothèques. La manière dont il s'acquitta de cette mission lui valut des éloges et des récompenses de la part de son souverain. Il mourut comblé d'honneurs et de dignités.