Pierre, Marie, Guillaume Maillard

1823 - 1906

Informations générales
  • Né le 22 août 1823 à Brive (Corrèze - France)
  • Décédé le 19 janvier 1906 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 20 décembre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine
Groupe
Extrême-gauche

Biographies

Député de 1885 à 1889, né à Brive (Corrèze) le 22 août 1823, il étudia le droit et se fit inscrire comme avocat, en 1847, au barreau de Paris.

D'opinions radicales, il applaudit à la révolution de février 1848, s'attacha à Ledru-Rollin, dont il fut un des secrétaires au ministère de l'Intérieur, et prit une part active aux tentatives de résistance qui eurent lieu à Paris contre le coup d'Etat du 2 décembre.

Appartenant sous l'Empire à l'opposition démocratique, il fut impliqué dans le complot de Marseille en 1852 et arrêté après l'attentat d'Orsini. Il plaida dans un grand nombre de procès politiques, notamment dans les affaires de l'Hippodrome et de l'Opéra-Comique. En 1871, il défendit devant les conseils de guerre plusieurs condamnés de la Commune.

Après s'être présenté sans succès, comme candidat républicain radical, aux élections législatives du 20 février 1876, dans le 1er arrondissement de Paris, contre M. Tirard, il se fit élire conseiller municipal de cette ville pour le quartier de Grenelle en 1878 ; le même quartier le renomma en 1881, puis en 1884. M. Maillard siégea dans la fraction la plus avancée du groupe autonomiste du conseil, et soutint avec ardeur les projets de vœux relatifs à l'amnistie plénière.

Porté, le 4 octobre 1885, sur plusieurs listes radicales et socialistes dans le département de la Seine, comme candidat à la Chambre des députés, il obtint, sans être élu, 92,045 voix (434,011 votants).

Mais, le 13 décembre suivant, l'élection complémentaire qui eut lien dans le même département lui ouvrit les portes du Palais Bourbon: élu, le 2e sur 6, par 160,225 voix (347,089 votants, 561,617 inscrits), au second tour de scrutin, il prit place à l'extrême gauche de la Chambre avec laquelle il vota, contre les ministères opportunistes de MM. Rouvier et Tirard, pour l'amnistie, etc. Il prit la parole: en faveur de la proposition d'amnistie déposée par M. H. Rochefort, au cours de l'interpellation Camélinat sur les événements de Decazeville; interpella lui-même le gouvernement à ce sujet et parla encore sur le projet de loi organique militaire, sur la proposition tendant à rendre à diverses catégories de condamnés leurs droits de vote et d'éligibilité, sur les désordres survenus à l'enterrement d'Eugène Pottier, sur le budget, et se prononça, à la fin de la législature,

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.


Né le 22 août 1823 à Brive (Corrèze), mort le 19 janvier 1906 à Paris (16e).

Député de la Seine de 1885 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 227.)

Bien qu'opposé au rétablissement du scrutin d'arrondissement, Maillard se représenta dans la 1re circonscription du XVe arrondissement de Paris mais ne recueillit que 3.971 voix sur 11.786 votants contre 6.569 à Eugène Farcy, élu. Cet échec électoral l'éloigna définitivement de la vie politique.

Il mourut à Paris le 19 janvier 1906 à l'âge de 83 ans.