Jean-Baptiste, Jacques Chépié

1835 - 1909

Informations générales
  • Né le 5 février 1835 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 1er janvier 1909 à Thizy (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 8 juillet 1888 au 14 octobre 1889
Département
Rhône
Groupe
Union des gauches

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1888 à 1889, né à Lyon (Rhône), le 5 février 1835, il était dans cette ville inspecteur du travail des enfants dans les manufactures.

Les délégués du comité central opportuniste du Rhône, réunis au théâtre Bellecour à Lyon, le désignèrent pour être leur candidat à l'élection complémentaire du 8 juillet 1888, motivée par le décès de M. Rochet. Interrogé sur la révision de la Constitution, M. Chépié avait déclaré que la révision immédiate par une constituante ferait courir de graves dangers à la République. M. Chépié, qui se qualifiait « républicain progressiste, » avait pour concurrents MM. Ed. Vaillant, conseiller municipal de Paris, alors rédacteur en chef de l'Homme libre, candidat socialiste révolutionnaire, et Monteilhet, ancien député de l'extrême-gauche, radical-socialiste. Les voix au premier tour furent ainsi réparties : M. Chépié, 37,133 voix; M. Vaillant, 17,147; M. Monteilhet, 10,144. Avant le scrutin de ballottage, MM. Ed. Vaillant et Monteilhet renoncèrent à la lutte, et, le 22 juillet, M. Chépié, seul candidat, fut élu par 32,962 voix (37,841 votants, 183,340 inscrits.)
Malgré son désistement, M. Ed. Vaillant eut 1,049 suffrages.
M. Chépié prit place à l'Union des gauches, dans la majorité opportuniste, et vota avec elle; dans la dernière session, il s'est prononcé:

- pour le rétablissement du scrutin uninominal (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

Il est décédé à Thizy (Rhône) le 1er janvier 1909.

Date de mise à jour: février 2018