Pierre, Louis de Lacretelle

1751 - 1824

Informations générales
  • Né le 9 octobre 1751 à Metz (Moselle - France)
  • Décédé le 5 septembre 1824 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 7 novembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Seine
Groupe
Minorité
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 4 juin 1814
Département
Seine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, et au Corps législatif en l'an IX, né à Metz (Moselle) le 9 octobre 1751, mort à Paris le 5 septembre 1824, il débuta, en 1777, en plaidant pour deux juifs qui n'avaient pu obtenu le droit de faire partie de la corporation des marchands à Metz.

Il vint à Paris l'année suivante, se fit inscrire comme avocat et collabora au Grand Répertoire de Jurisprudence. Il s'occupait en même temps de littérature. L'Académie française couronna son Eloge de Montausier; quelques-uns de ses articles parurent dans le Mercure de France, et les portes des cénacles philosophiques de Paris lui furent ouvertes. Il s'y lia avec d'Alembert, Condorcet, La harpe, Buffon et Turgot. Sur la recommandation de Malesherbes, qui l'avait pris en amitié, il fut choisi, en 1787, pour faire partie de la commission chargée par le roi de préparer une réforme de la législation pénale.

Partisan de la Révolution, il fut nommé membre de la première commune élue par les districts de Paris, et fut élu, en mai 1789, député suppléant du tiers aux Etats-Généraux, puis, le 1er octobre 1791, 1er suppléant de Paris à l'Assemblée législative, avec 326 voix sur 553 votants. Admis à siéger, le 7 novembre suivant, en remplacement de M. Godard, décédé, il prit place dans la minorité constitutionnelle, fut un des fondateurs du club des Feuillants et vota contre la mise en accusation de La Fayette (8 août 1792). Menacé, en raison de ses idées modérées, il quitta Paris après le 10 août, et n'y revint qu'après la chute de Robespierre.

Sous le Directoire, il fut haut-juré de la haute cour nationale; puis, après le 18 brumaire, auquel il s'était rallié, le Sénat conservateur l'appela, comme député de la Seine au Corps législatif (4 brumaire an IX).

En 1803, il fut élu membre de l'Institut, dans la classe de langue et littérature française, en remplacement de La harpe. Durant l'Empire, il s'occupa presque exclusivement de littérature et ne rentra dans la politique active qu'à la seconde Restauration.

En 1817, il devint, avec Benjamin Constant et Etienne, rédacteur à la Minerve française. En 1820, il fonda une librairie pour pouvoir continuer à vendre cette publication sous forme de brochure, les nouvelles lois sur la presse interdisant les revues politiques périodiques sans l'autorisation préalable et le visa de la censure. Condamné, pour infraction à ces lois, à un mois de prison, il reçut de Louis XVIII remise de cette peine. Il préparait une édition complète de ses œuvres lorsqu'il mourut.

On a de lui un grand nombre de mémoires et d'articles politiques ou littéraires : oeuvres diverses, mélanges de philosophie et de littérature (1802-1807, 6 volumes); Fragments poétiques et littéraires (Paris, 1817); Charles Artaud Malherbe, ou le fils naturel, roman théâtral (1801); oeuvres complètes de P.-L. de Lacretelle (1824, 6 volumes).