Jacques, Antoine Boudin

1755 - 1797

Informations générales
  • Né le 9 novembre 1755 à Verberie ( - Généralité de Paris France)
  • Décédé le 23 août 1797 à Oulches (Indre - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Indre
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 18 février 1797
Département
Indre
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention et député au Conseil des Cinq-cents, né à Verberie (Généralité de Paris), le 9 novembre 1755, de Jacques Boudin, Me tailleur d'habits, et de Marie Anne Genson, mort à Pezay-le-Joly, commune d'Oulches (Indre) le 23 août 1797 , il était président du district de Châteauroux, quand il fut élu, le 6 septembre 1792, député à la Convention par le département de l'Indre, avec 155 voix sur 325 votants.

Dans le procès de Louis XVI, il répondit, au 3e appel nominal : « Les électeurs de mon département se préparaient à renouveler leurs jurés à la Haute-Cour nationale avant la clôture de leurs opérations... Je n'ai donc aucune mission de juge... Mais comme le renvoi aux tribunaux pourrait ne pas prévaloir dans la Convention nationale, et que j'ai beaucoup plus de confiance dans les lumières politiques de Thomas Payne que dans les miennes, je demande avec lui que Louis Capet soit tenu en prison jusqu'à la fin de la guerre, et qu'à cette époque, il soit banni du territoire de la République, »

Il ne se signala guère avant la mise on accusation de Carrier, mesure qu'il appuya à la tribune, fut nommé, (5 décembre 1794), membre du comité de salut public, fit suspendre les décrets de mise hors la loi, demanda une amnistie pour les faits politiques, moins l'émigration, et attaqua sans merci les Montagnards. Nommé membre du comité de sûreté générale, le 3 juin 1795, et secrétaire de la Convention, le 4 frimaire an III, il fit décréter que les assemblées électorales seraient chargées d'opérer la réduction du tiers de la Convention; mais le décret fut rapporté quelques jours après, parce qu'il favorisait les royalistes devenus influents dans ces assemblées.

Elu, le 21 vendémiaire an IV, député de l'Indre au Conseil des Cinq-cents, par 88 voix sur 168 votants. Boudin attaqua à la tribune les parents d'émigrés, et réclama la déportation des fonctionnaires déserteurs, et de nouvelles rigueurs contre les prêtres insermentés. Son dernier acte politique fut la proposition d'une amnistie très large, qui fut repoussée.

Il devait démissionner de son mandat le 30 pluviôse an V.

Date de mise à jour: septembre 2019