Léon Castel

1871 - 1955

Informations générales
  • Né le 7 février 1871 à Lézignan (Aude - France)
  • Décédé le 27 février 1955 à Lézignan (Aude - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Aude
Groupe
Parti radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Aude
Groupe
Radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Aude
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Aude
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Aude
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 7 février 1871 à Lézignan (Aude), mort le 27 février 1955 à Lézignan.

Député de l'Aude de 1919 à 1942.

Issu d'une famille d'ouvriers agricoles, et ouvrier agricole lui-même pendant une quinzaine d'années avant de devenir .propriétaire-viticulteur, Léon Castel a pris très vite une place dans la vie sociale et politique de son département. En 1892, il est secrétaire du syndicat des travailleurs agricoles de Lézignan, en 1895, correspondant de la Dépêche de Toulouse; en 1896, il fonde le groupe d'études sociales de Lézignan. En 1898, il est élu conseiller d'arrondissement et le restera jusqu'en 1908, pour devenir conseiller général jusqu'en 1939. En 1900, il accède à la mairie de Lézignan dont il restera l'administrateur jusqu'en 1941, et, en 1910, on le trouve à la présidence de la fédération radicale-socialiste de l'Aude.

En 1919, il fonde, à Lézignan, une coopérative de vinification qui servira de modèle à de nombreuses coopératives du Midi. L'activité qu'il déploie en faveur de la viticulture lui vaut d'être placé à la présidence de la section locale de la Confédération générale des vignerons, puis de l'Office agricole départemental, enfin de siéger au Conseil supérieur de l'agriculture.

Elu aux élections générales législatives du 16 novembre 1919, par 23.689 voix sur 57.548 votants sur la liste de la fédé ration républicaine d'union économique, agricole et démocratique, Léon Castel inscrit au groupe radical-socialiste partage son activité entre la Commission de l'administration générale et celles des boissons, de l'agriculture et des douanes. Dans la discussion du projet de loi créant de nouvelles ressources fiscales, il propose la perception d'un décime additionnel à la taxe de luxe en faveur des départements et des communes (1920). De même, il intervient en 1922 pour signaler les difficultés qu'éprouvent les communes à obtenir des prêts du Crédit foncier ou à couvrir leurs dépenses d'assistance aux vieillards. On l'entend également sur la crise viticole (1921), sur la protection du travail agricole (1922) et sur le régime fiscal des coopératives de consommation (1923).

Réélu au renouvellement du 11 mai 1924 par 29.495 voix sur 69.338 votants, à la tête de la liste républicaine radicale-socialiste et de défense agricole et yiticole, Léon Castel continue à siéger aux commissions de l'agriculture, des boissons et des douanes. Il est l'auteur d'une proposition de loi tendant à créer une contribution spéciale sur la fortune et le capital (1925) et lors de la discussion du budget de 1926 il soutiendra un amendement tendant à instituer une taxe civique.

Il est également l'auteur de plusieurs propositions de loi ou rapports sur la réglementation de la vente des vins, la révision et la réduction des tarifs de transports sur les vins (1925), le régime des expertises légales et des douanes (1927) et il intervient à plusieurs reprises en séance publique au sujet des droits de circulation sur les vins (1925), des subventions accordées à des groupements qui, sous le couvert de la lutte contre l'alcoolisme, développent une campagne contre le vin, de l'impôt sur les bénéfices agricoles, de la station œnologique de Narbonne (1926), de la hausse du prix du vin (1927).

Aux élections générales du 22 avril 1928, qui marquent le retour au scrutin uninominal, Léon Castel est élu dans la deuxième circonscription de Narbonne avec 6.227 voix sur 12.366 votants, et il est réélu le 1" mai 1932 par 6.396 voix sur 12.493 votants, ainsi que le 26 avril 1936 où il obtient 6.447 voix sur 12.582 votants, contre 4.976 à son concurrent socialiste, M. Guille, toujours au premier tour de scrutin.

Au cours de ces trois législatures, il dépose plusieurs propositions de loi et rapports relatifs à la réglementation des plantations de vignes, au remplacement de la taxe sur le chiffre d'affaires sur les vins par une taxe unique (1929), à l'amélioration du marché des vins (1930), aux tarifs de transport des vins et cidres (1932, 1935), à la revalorisation des cours du vin (1936) et est entendu dans plusieurs débats concernant les mêmes sujets, en particulier dans la discussion des projets de loi sur la viticulture et le commerce des vins (1931, 1933) et sur l'assainissement du marché des vins (1934).

Le 10 juillet 1940, Léon Castel vota les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Sa participation à des assemblées créées par le Gouvernement de Vichy devait par la suite, l'évincer de toute activité politique.

Il mourut le 27 février 1955 dans sa ville natale de Lézignan, âgé de 84 ans.




Né le 7 février 1871 à Lézignan (Aude)
Décédé le 27 février 1955 à Lézignan (Aude)

Député de l'Aude de 1919 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome III, p. 893, 894)

Pendant l'Occupation, révoqué de ses fonctions de maire de Lézignan par le gouvernement de Vichy en 1941, Léon Castel rend des services à la Résistance.

Cependant après la Libération, tout en notant la dignité de son attitude, par sa décision du 10 novembre 1945, le Jury d'honneur maintient l'inéligibilité qui frappait l'ancien député en raison de son vote du 10 juillet 1940, favorable au projet de loi portant révision constitutionnelle.

Retiré à Lézignan, il y meurt à 84 ans, des suites d'une intervention chirurgicale.