Nicolas, Joseph, Honoré, Marie Parent-Réal

1768 - 1834

Informations générales
  • Né le 30 avril 1768 à Ardres ( - Généralité d'Amiens - France)
  • Décédé le 28 avril 1834 à Paris (Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 avril 1799 au 26 décembre 1799
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents, membre du Tribunat, né à Ardres (Généralité d'Amiens, France) le 30 avril 1768, de Jean Baptiste Parent, notaire royal et greffier du nailliage et de Marie Louise Lardeur, mort à Paris (Seine) le 28 avril 1834, il entra en 1780 au collège Saint-Bertin à Saint-Omer, et y fit de bonnes études classiques qu'il termina à Boulogne-sur-Mer chez les Oratoriens, et à Paris au collège de Sainte-Barbe.

Licencié en droit le 5 janvier 1790, il obtint, le 5 février suivant, le titre d'avocat au parlement de Paris. La même année, la garde nationale d'Ardres le députa à la confédération générale des départements du Pas-de-Calais, de la Somme et du Nord, qui allait se réunir à Lille. Il exerçait la profession d'avocat au tribunal du district récemment établi à Saint-Omer, lorsque les administrateurs du district de Calais lui confièrent la charge de secrétaire en chef de leurs bureaux. Après son mariage avec Mlle Réal, Parent quitta cette fonction et revint à Ardres, où il fut nommé juge de paix (1794). Commissaire (1795) auprès de l'administration municipale du canton d'Ardres, puis auprès de celle de Saint-Omer, il ne négligea pas, en même temps, sa profession d'avocat. Successivement commissaire du pouvoir exécutif près de l'administration départementale du Pas-de-Calais établie à Arras (septembre 1797), puis membre et président de cette administration, il montra dans ces divers postes beaucoup d'activité et prononça de nombreux discours d'une élégance emphatique suivant la rhétorique de l'époque. En racontant les fêtes de la Révolution qu'il a presque toutes organisées et présidées dans le Pas-de-Calais, ses adversaires rendent hommage :à ses ressources d'orateur infatigable.

Elu, le 26 germinal an VII (15 avril 1799) député du Pas-de-Calais au Conseil des Cinq-Cents, il n'eut pas le temps de prendre une part très active aux discussions de cette assemblée.

Le coup d'Etat de brumaire an VIII, dont il se déclara le partisan, le fit, le 4 nivôse suivant, membre du Tribunat. Mais les velléités d'opposition constitutionnelle manifestées par Parent-Réal à l'égard du gouvernement du premier Consul déplurent à Bonaparte, qui le comprit, en 1802, dans la première élimination de 25 membres de ce corps politique.

Pourvu, en 1803, d'une charge d'avoué à la cour de Cassation, Parent-Réal prit, en 1806, le titre d'avocat à cette même cour et au conseil d'Etat. En 1819, il entra au barreau de la cour royale de Paris, et eut à plaider plusieurs causes importantes. Lié avec Chénier, Lanjuinais, Lacretelle aîné, il fut chargé (1823) d'enseigner les belles-lettres à l'Athénée de Paris, dont il était un des fondateurs. Après un nouveau séjour à Ardres vers la fin de la Restauration, il termina sa carrière d'avocat à Paris, où il mourut subitement le 28 avril 1834.

On a de Parent-Réal des plaidoyers, des discours et des rapports au Conseil des Cinq-Cents et au Tribunat, des articles insérés dans divers recueils biographiques et encyclopédiques, des brochures sur différents sujets politiques et littéraires. Daunou, membre de l'Institut, a publié en 1839 une notice sur sa vie et ses ouvrages.

Date de mise à jour: août 2020