Jean, Léonor, François Le Marois

1776 - 1836

Informations générales
  • Né le 17 mars 1776 à Bricquebec (Manche - France)
  • Décédé le 15 octobre 1836 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 7 mars 1807 au 1er juillet 1812
Département
Manche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1807 et pair des Cent-Jours, né à Bricquebec (Manche) le 17 mars 1776, mort à Paris le 15 octobre 1836, « fils de Guillaume Le Marois et de Renée Leclere », il entra, en 1774, à l'Ecole de Mars, puis, à la suppression de cette école, devint aide de camp de Letourneur envoyé à Toulon.

Nommé lieutenant après le 13 vendémiaire, il passa sous les ordres de Bonaparte, qui se l'attacha d'une manière toute particulière. Capitaine lors de la campagne d'Italie, il se distingua à Lodi et à Roveredo, où il fut blessé grièvement, puis à Arcole. Ce fut lui que Bonaparte envoya à Paris pour présenter au Directoire les drapeaux pris à l'ennemi. Nommé chef de bataillon quelques jours plus tard, il ne put, en raison de ses blessures, prendre part à l'expédition d'Egypte. Colonel après Marengo, général de brigade en l'an X, il reçut du premier Consul le commandement des Côtes-du-Nord.

Membre de la Légion d'honneur (23 vendémiaire an XII), commandeur de l'ordre (25 prairial). il fut nommé général de division le lendemain d'Austerlitz, participa à la campagne de Prusse, fut blessé à Iéna, et devint gouverneur du cercle de Wittemberg, où il eut à réprimer l'insurrection de Torgau.

Successivement gouverneur de Stettin, de Varsovie et d'Aucune après Tilsitt, il fut élu, le 7 mars 1807, par le Sénat conservateur, député de la Manche au Corps législatif, créé comte de l'Empire le 15 juin 1808, et élevé à la dignité de grand-officier de la Légion d'honneur le 23 août suivant.

Gouverneur de Rome en 1810, il fut appelé au commandement des troupes à Boulogne pour protéger les côtes de France contre les tentatives des Anglais ; il désapprouva la campagne de Russie en disant « qu'il ne fallait plus compter revoir Paris, à moins que ce ne soit au retour de la Chine, car on ne peut plus s'arrêter ». Il fut chargé, en 1814, de la défense de Magdebourg, dont il s'acquitta avec la plus grande valeur. Louis XVIII lui accorda la croix de Saint-Louis. Au retour de l'île d'Elbe, Napoléon nomma Le Marois pair des Cent-Jours, le 2 juin 1815, puis le mit à la tête des 14e et 15e divisions, qu'il quitta bientôt pour diriger le 5e corps avec lequel il combattis à Fleurus et à Waterloo.

Il était à Rouen, occupé à réorganiser la garde nationale pour la faire marcher à l'ennemi, quand il apprit la seconde rentrée des Bourbons ; il abandonna alors son commandement et se retira dans ses propriétés de Normandie. Il fut admis à la retraite, comme lieutenant général, le 13 août 1832.