François Laroche

1775 - 1823

Informations générales
  • Né le 5 janvier 1775 à Ruffec ( - Généralité de Limoges - France)
  • Décédé le 22 février 1823 à Ruffec (Charente - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 16 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Charente

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Ruffec (Généralité de Limoges, France) le 5 janvier 1775, mort à Ruffec (Charente) le 22 février 1823, fils de François Laroche, huissier royal, et de demoiselle Magdelaine Mondion, il entra comme sous-lieutenant de grenadiers au 1er bataillon des volontaires de la Charente (1er décembre 1791).

Passé avec son grade au 15e régiment de cavalerie (25 février 1792), lieutenant au corps (1er avril 1793), capitaine (24 pluviôse an II), il fit les campagnes de 1792 à 1795 aux armées du Nord et de Sambre-et-Meuse. Mis en réforme le 16 nivôse an VI, réintégré au 16e régiment de cavalerie le 1er floréal an VII, il servit à l'armée du Rhin durant les campagnes de l'an VIII et de l'an IX. Membre de la Légion d'honneur (26 frimaire an XII), capitaine aux grenadiers de la garde impériale (18 fructidor an XIII), il se distingua à Austerlitz, dans la célèbre charge contre les cuirassiers russes, fut nommé officier de la Légion d'honneur (14 mars 1806), major au 1er carabiniers (21 août suivant), assista à Iéna et fit la campagne de Pologne comme colonel de carabiniers. Blessé à Ratisbonne, il eut un cheval tué sous lui à Wagram, et fut créé baron de l'empire le 11 juin 1810. Après s'être distingué en Russie, notamment à Borodino, il prit part à la campagne de Saxe, fut promu général de brigade le 28 septembre 1813, et, quelques jours après, se couvrit de gloire à Hanau.

Après l'abdication, il devint commandant du département de la Charente (23 juillet 1814), chevalier de Saint-Louis (29 du même mois), et, en 1815, n'ayant pu rejoindre l'armée de la Loire, fut chargé d'opérer le licenciement des troupes de cavalerie à la Rochelle.

Il avait été élu, le 16 mai 1815, représentant à la Chambre des Cent-Jours par l'arrondissement d'Angoulême, avec 75 voix (123 votants). La Restauration le mit en non-activité le 1er février 1816, et en disponibilité le 1er avril 1820.