Martin de Vignolle

1763 - 1824

Informations générales
  • Né le 18 mars 1763 à Marsillargues ( - France)
  • Décédé le 13 novembre 1824 à Paris (Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 13 novembre 1824
Département
Gard
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1824, né à Massillargues (Gard) le 18 mars 1763, mort à Paris le 13 novembre 1824, il entra, en 1780, comme cadet-gentilhomme au régiment de Barois-infanterie.

Capitaine au moment de la Révolution, il fit la campagne de Savoie avec le général Anselme, devint adjudant-général en 1794. se battit à Saorgio et à l'assaut du col de Tende, devint chef d'état-major de l'aile droite de l'armée d'Italie, puis de Schérer, se distingua à Borghetto, et, quand le général Bonaparte prit le commandement de l'armée d'Italie, fut nommé adjoint au général Berthier, chef d'état-major.

Il assista à Dego, à Montenotte, à Mondovi, comme chef de brigade, envoya au gouvernement une adresse d'adhésion au 18 fructidor, fut chargé de négocier le traité avec le roi de Sardaigne, se signala à Lodi, à Castiglione, et fut promu général de brigade. Blessé à Arcole, il dut quitter le service actif et commanda la place de Crémone, puis le Milanais jusqu'au traité de Campo-Formio.

Après le départ de Bonaparte, il devint ministre de la guerre de la République cisalpine, alla, lors de la deuxième coalition, garder les passages des Apennins en Toscane pour protéger le retour des troupes, et fut chargé par Moreau, après Novi, d'organiser à Nice des bataillons de renfort.

Après le 18 brumaire, auquel il s'était montré très favorable, il devint secrétaire général du département de la guerre, dont Berthier était ministre, puis reçut l'ordre d'aller organiser à Dijon les divisions de l'armée de réserve; il occupa Milan, et, après Marengo, reçut le commandement de la Lombardie. Chef d'état-major de l'armée de Hollande en février 1803, général de division le 27 août suivant, grand-officier de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, il fit la campagne de 1805 comme chef d'état-major du 2e corps, sous les ordres de Marmont, qu'il suivit en Dalmatie. Chevalier de l'empire le 20 juin 1808, il assista à Essling, perdit un œil à Wagram, et fut créé comte le 31 décembre 1800. En 1812, lors de la rupture avec la Russie, il organisa le contingent italien, resta dans la péninsule, devint chef d'état-major du prince Eugène, et prit part, non sans gloire, à la campagne de 1813-1814.

La Restauration le fit membre de la commission chargée d'examiner les services des émigrés. Sans emploi pendant les Cent-Jours, il commanda, après Waterloo et pendant quelques jours, la 18e division militaire; mais il fut mis à la retraite en vertu de l'ordonnance du 1er août 1815.

Nommé conseiller d'Etat, préfet de la Corse le 14 mars 1818, il donna sa démission le 15 décembre 1819, devint président du collège électoral d'Alais, et fut élu, le 25 février 1824, député du 2e arrondissement électoral du Gard (Saint-Hippolyte), par 187 voix (293 votants, 356 inscrits), contre 101 à M. Beaupoil de Saint-Aulaire. Il prit place parmi les ministériels et mourut peu de jours après, d'une entérite.

On a de lui: Précis historique des opérations militaires de l'armée d'Italie en 1813 et 1814, par le chef d'état-major de cette armée (1817).