Louis, Xavier Defitte

1775 - 1840

Informations générales
  • Né le 28 février 1775 à Vitry-sur-Seine ( - Généralité de Paris - France)
  • Décédé le 29 septembre 1840 à Auvernaux (Seine-et-Oise - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 29 septembre 1840
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Centre gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1834 à 1840, né à Vitry-sur-Seine (Généralité de Paris, France), le 28 février 1775, mort à sa terre d'Auvernaux (Seine-et-Oise), le 29 septembre 1840, il fit ses études au collège de Lisieux, entra, en 1791, au régiment d'Angoumois, et servit dans la compagnie de la Tour-d'Auvergne.

En avril 1792, il suivit à la légation de France à Naples le ministre plénipotentiaire Mackau, son oncle ; puis il remplit lui-même plusieurs missions aux armées d'Italie et du Rhin. En 1802, il fut envoyé en Portugal en qualité de secrétaire de légation du général Lannes; à son retour, il joignit ses instances à celles de son chef pour tâcher de détourner Napoléon de la guerre d'Espagne. N'ayant pu y réussir, il se retira à la campagne.

Le 7 avril 1813, Defitte fut nommé sous-préfet de Cambrai. Il occupait ce poste lors de l'invasion, et fut assez heureux pour éviter à son arrondissement la présence des troupes ennemies. Destitué en 1814 par la Restauration, sans en avoir été informé par une lettre d'avis, il se plaignit vivement de ce manque d'égards à M. de Montesquiou, alors ministre de l'intérieur, puis il reprit ses travaux agricoles jusqu'à la révolution de juillet.

Propriétaire à Auvernaux (Seine-et-Oise), membre du conseil d'arrondissement de Corbeil et du conseil général, il fut, le 21 juin 1834, élu député du 3e collège de Seine-et-Oise (Corbeil), par 220 voix sur 307 votants et 400 inscrits, contre 77 à M. Bérard, député sortant: il siégea au centre gauche, et vota contre les lois de septembre et de disjonction.

Réélu le 4 novembre 1837, par 238 voix (294 votants, 458 inscrits), contre 39 à Dupont (de l'Eure); et le 2 mars 1839, par 318 voix contre 363 votants, il s'occupa spécialement à la Chambre des intérêts de l'agriculture, combattit le monopole du tabac, etc.

Il mourut en 1840, pendant la législature, et fut remplacé par M. Darblay. Membre du Conseil général de l'agriculture et du commerce.