Albert, Raphaël Marchais de la Berge

1845 - 1894

Informations générales
  • Né le 21 juin 1845 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 11 juillet 1894 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 26 février 1888 au 14 octobre 1889
Département
Loire
Groupe
Gauche républicaine

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 30 août 1891 au 11 juillet 1894

Biographies

Député depuis 1888, né à Paris, le 21 juin 1845, d'une vieille famille de noblesse militaire de l'Angoumois, il fit d'abord ses études de médecine, puis collabora, sous l'Empire, à plusieurs journaux politiques et littéraires.

Arrêté en 1867, sous l'inculpation de délit de Société secrète (affaire dite du café de la Renaissance) il fut relâché au bout d'un mois, et devint rédacteur de l'Eclaireur de Saint-Etienne, où l'avait appelé son ami M. Dorian.

Le lendemain du 4 Septembre 1870, il forma une compagnie de francs-tireurs avec lesquels il prit part, en qualité de lieutenant, à la campagne de l'armée des Vosges, aux combats d'Autun, de Montbard, de Messigny, de Fontaine et de Dijon. Garibaldi le nomma capitaine après l'affaire de Montbard.

La guerre terminée, il collabora au Peuple souverain de Paris, dirigea le Progrès du Midi à Avignon, puis la Tribune républicaine et le Petit Provençal à Marseille, entra au Siècle en 1871, et devint, à partir de 1882, le principal rédacteur politique de ce journal; il adressait en même temps au Lyon-Républicain et à d'autres journaux de province des correspondances politiques dans lesquelles la netteté des principes républicains de gouvernement se teintait légèrement de socialisme.

Candidat du congrès républicain de Saint-Etienne à l'élection partielle du 26 février 1888, dans la Loire, en remplacement de M. Duché, décédé, il fut élu député de la Loire par 43,000 voix sur 59,529 votants et 153,078 inscrits; le général Boulanger, présenté par M. Georges Thiébaud, et quoique inéligible à ce moment, eut 12,500 voix.

M. de la Berge siégea à la gauche républicaine, et déposa en mars une proposition invitant le gouvernement à s'entendre avec le Saint-Siège pour tenter dans l'un des départements ayant élu des députés favorables à cette réforme, un essai de séparation de l'Eglise et de l'Etat, pendant quatre ans seulement et à dater du 1er janvier 1889 ; les fonds du budget des cultes attribués à ce département seraient employés pendant ce temps à des oeuvres d'assistance publique. Cette tentative de politique expérimentale n'eut pas de suite. M. de la Berge a voté:

- contre la suppression du budget des cultes,
- contre l'interdiction du travail de nuit dans les ateliers,
- pour le service militaire de trois ans,
- pour l'incorporation des séminaristes dans l'armée,

et, dans la dernière session, s'est abstenu sur le rétablissement du scrutin uninominal, et s'est prononcé

- pour l'ajournement indéfini de la révision des lois constitutionnelles (chute du ministère Floquet),
- pour les poursuites contre trois députés membres de la ligue des Patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

Il a pris une part active aux travaux parlementaires comme membre de la commission du budget et de la commission de la réforme de l'impôt des boissons; a parlé dans la discussion de la loi militaire, et a déposé un amendement demandant l'assimilation des élèves des Ecoles de génie civil aux élèves de l'Ecole polytechnique; il est l'auteur de trois propositions de loi prises en considération, l'une portant à six mois le privilège des ouvriers en cas de faillite, l'autre demandant l'inéligibilité pendant 5 ans de tout individu condamné pour fraudes électorales, la troisième relative à la réforme du notariat.

M. de la Berge a publié des brochures sur le plébiscite, sur la liberté de fabrication des armes de guerre, et une étude estimée sur La Tunisie (1881).


Né le 21 juin 1845 à Paris, mort le 11 juillet 1894 à Paris.

Député de la Loire de 1888 à 1889.

Sénateur de la Loire de 1891 à 1894.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. I, p. 266 à BERGE.)

Il fut battu au deuxième tour de scrutin aux élections générales de 1889, malgré qu'il vînt en tête au premier tour. Mais en 1891, l'amiral de Montaignac, sénateur inamovible, étant décédé et son siège attribué au département de la Loire, Albert de La Berge y fut élu le 30 août.

Membre de plusieurs commissions, on l'entendit le 12 décembre 1891, au cours de la discussion du tarif général des douanes, et le 29 mars 1892 dans le débat sur le projet de loi, renvoyé au Sénat, concernant le travail des femmes, des enfants et des filles mineures dans les établissements industriels.

Mais un mal lent et impitoyable le minait sourdement. Il se tint de plus en plus à l'écart des débats et le président Challemel-Lacour devait annoncer son décès au Sénat le 12 juillet 1894 et prononcer son éloge funèbre.