Pascal Copeau

1908 - 1982

Informations générales
  • Né le 23 octobre 1908 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 9 novembre 1982 à Pouilly-en-auxois (Haute-Saône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Haute-Saône
Groupe
Républicains et Résistants
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Haute-Saône
Groupe
Union républicaine et résistante

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 23 octobre 1908 à Paris (8e)
Décédé le 9 novembre 1982 à Pouilly-en Auxois (Côte-d'Or)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Haute-Saône)

Pascal Copeau, né à Paris le 23 octobre 1908, fils de l'écrivain Jacques Copeau, créateur du théâtre du Vieux-Colombier et co-fondateur de la Nouvelle revue française, embrasse la carrière de journaliste. Elle lui permet d'acquérir une bonne connaissance de l'Allemagne où il est correspondant des Nouvelles littéraires de 1933 à 1936. Poursuivant à Paris son activité de journaliste, il prend l'initiative de créer à la radio un service de contre-propagande pour répondre aux émissions de Ferdonnet du poste de Stuttgart. Ainsi informé, il n'est pas surprenant qu'il entre très tôt dans la Résistance à l'occupant. Il devient le chef de Libération-Sud et agissant en accord total avec Emmanuel d'Astier de la Vigerie, il s'occupe, dans l'exécutif des Mouvements unis de résistance (M.U.R.) et au bureau du Conseil national de la Résistance, de la mise en place des comités départementaux de libération. A la Libération Pascal Copeau est Secrétaire général du Mouvement de libération nationale.

Désigné, au titre de la Résistance, à l'Assemblée consultative provisoire, ses compétences le destinent à la Commission de l'information et de la propagande et à la Commission de la justice et de l'épuration. Ses interventions à l'Assemblée sont autant de manifestes en faveur des F.F.I. que des protestations contre le retour des officiers de l'armée traditionnelle ou contre les activités de la D.G.R.E., issue du B.C.R.A., dont il réprouve l'extrême vigilance. Il exige une étatisation de la radiodiffusion et une épuration sévère, et entame une campagne pour une assemblée constituante souveraine, dénonçant les aspirations du général de Gaulle à un « régime présidentiel ». L'union des grands partis républicains, devrait suffire, selon lui, à établir la stabilité gouvernementale jusque-là vainement recherchée.

Pour les élections à la première Assemblée nationale Constituante, Pascal Copeau choisit de se présenter dans la Haute-Saône en octobre 1945 sous l'étiquette d'Union républicaine résistante. Il est élu par 34 884 voix devançant le député de l'Entente républicaine (33 183 voix) et le député radical-socialiste qui a recueilli 25 002 suffrages. Nommé membre de la Commission du règlement et de la Commission de la Constitution, il se prononce pour l'invalidation de Camille Laurens auquel il reproche son action de propagandiste pendant la guerre et pour le projet de Constitution.

Après les élections du 2 juin 1946, à la seconde Assemblée nationale Constituante où il est réélu avec 27 603 voix en dépit d'un sensible recul qui affecte aussi les deux autres députés, Jacques Copeau reprend ses analyses sur la Constitution. Il demeure persuadé que les électeurs ne condamnent pas l'assemblée unique mais, dans un esprit de conciliation, il ne s'oppose plus à un Conseil de la République quoiqu'à ses yeux le Sénat soit le principal responsable de l'instabilité ministérielle sous la IIIe République. La Constitution serait précédée d'un préambule défendant la liberté, dénonçant l'hitlérisme et promouvant les droits économiques et sociaux des Français.

Pascal Copeau ne se représente pas aux élections de novembre 1946 en Haute-Saône où un communiste est élu à sa place. Il renoue alors avec ses activités de journaliste exerçant diverses fonctions, au Journal parlé de la radiodiffusion française, au Maroc et à la télévision régionale de Bourgogne-Franche-Comté.