Ange-Gaétan Astima

1826 - 1909

Informations générales
  • Né le 7 août 1826 à Cervione (Haute-Corse - France)
  • Décédé le 13 juin 1909 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 14 février 1886 au 14 octobre 1889
Département
Corse
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 13 juillet 1898
Département
Corse
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 2 octobre 1898 au 31 mai 1902
Département
Corse
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Corse

Biographies

Membre de la Chambre des députés, né à Cervione (Corse) le 7 août 1826, il appartint longtemps à l'armée.

Retraité après la guerre de 1870, avec le grade de lieutenant-colonel, il se mêla avec ardeur aux luttes politiques en Corse, se déclara républicain et devint maire de Cervione et conseiller général du canton. Il fut nommé en 1875 lieutenant-colonel, commandant le régiment d'infanterie territoriale d'Ajaccio.

Lors des élections législatives du 14 octobre 1877, il sollicita une première fois, des électeurs de l'arrondissement de Corte, le mandat législatif, mais il échoua avec 3,659 voix contre M. Gavini, député sortant, impérialiste, élu par 7,717 voix.

Porté sur la liste républicaine de la Corse, le 4 octobre 1885, il obtint 24,371 voix, mais la liste conservatrice l'emporta. L'élection ayant été invalidée (5 décembre), M. Astima fut de nouveau candidat le 14 février 1886, et passa cette fois, le second sur quatre, avec 25,680 voix sur 49,382 votants et 73,887 inscrits. Le premier de la liste conservatrice, M. Gavini, n'avait que 24,433 voix.

M. Astima siège à gauche, il est inscrit au groupe parlementaire de l'union des gauches. Il a soutenu de ses votes les ministères opportunistes de MM. Rouvier et Tirard, s'est abstenu, le 27 février 1885, dans le vote sur le traité de Madagascar, et le 4 mars, sur les propositions Duché et Rivet, relatives à l'expulsion des princes, et s'est prononcé, le 13 mars 1885, contre l'ordre du Jour Ernest Lefèvre après l'interpellation sur la grève de Decazeville; son suffrage a été acquis, depuis lors, aux différents ministères qui se sont succédé au pouvoir; il s'est abstenu, le 11 février 1889, dans le scrutin relatif au rétablissement du scrutin uninominal, et le 14 mars sur la demande en autorisation de poursuites contre les députés membres de la Ligue des Patriotes; il a voté, le 14 février, contre l'ajournement indéfini de la révision des lois constitutionnelles, et le 2 avril, pour le projet de loi Lisbonne, restrictif de la liberté de la presse; il est porté absent par congé lors du scrutin sur la demande en autorisation de poursuites contre le général Boulanger (4 avril).


Né à Cervione (Corse), le 7 août 1826, mort à Paris le 13 juin 1909.

Député de la Corse de 1886 à 1889 et de 1898 à 1906. (Voir 1re partie de la biographie dans ROBERT et COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 102.)

Aux élections générales du 22 septembre 1889, il fut battu au premier tour de scrutin par M. Antoine Gavini qui obtint 7.424 voix alors qu'il n'en obtenait lui-même que 5.445. Il ne fit pas acte de candidature aux élections générales du 20 août 1893.

Mais s'étant fait élire en 1897 président du conseil général de la Corse, il se représenta aux élections législatives du 8 mai 1898 et battit cette fois son concurrent M. Antoine Gavini au 1er tour de scrutin par 6.406 voix contre 6.403. Cette faible majorité de 3 voix fit contester son élection et malgré l'appui que lui apporta son collègue Emmanuel Arène, il fut invalidé le 13 juillet 1898. Cette invalidation donna lieu à une élection partielle le 2 octobre 1898 qui lui permit de triompher à nouveau de M. Gavini par 7.132 voix contre 6.741.

Il fut encore réélu aux élections générales du 11 mai 1902, au 2e tour de scrutin, par 8.142 voix contre 2.316 à M. Rocchi et 23 à M. Gavini. Durant ces deux législatures, il ne prit part à aucun débat en séance publique, mais siégea dans diverses Commissions.

Aux élections législatives suivantes, le 6 mai 1906, n'ayant obtenu au premier tour que 2.342 voix, il ne se représenta pas au 2e tour, se retira définitivement de la politique et mourut à Paris le 13 juin 1909.