César, Constantin Empereur

1848 - 1929

Informations générales
  • Né le 17 mai 1848 à Sainte-foy-tarentaise (Savoie - France)
  • Décédé le 12 avril 1929 à Frontenex (Savoie - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 17 septembre 1899 au 31 mai 1902
Département
Savoie
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Savoie
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 1er février 1909
Département
Savoie

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1909 au 1er janvier 1925

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 17 mai 1848 à Sainte-Foy-Tarentaise (Savoie), mort le 12 avril à Frontenex (Savoie).

Député de la Savoie de 1899 à 1909.

Sénateur de la Savoie de 1909 à 1920.

D'origine terrienne, César Empereur dut à son labeur de pouvoir poursuivre jusqu'au bout ses études de médecine. Etabli à Bourg-Saint-Maurice, dont il était l'élu au Conseil général, César Empereur fut pour la première fois candidat à la députation en 1898, mais il n'obtint alors que 2.286 voix contre 4.500 au député sortant, Carquet, qui fut réélu. C'est au décès de son concurrent, l'année suivante, qu'Empereur put lui succéder, obtenant le 18 septembre 1899, au premier tour de scrutin, 4.914 voix, sans concurrent, sur 5.224 votants.

Il s'inscrit au groupe républicain radical et prend rapidement une part active aux discussions budgétaires.

Réélu le 27 avril 1902, au premier tour de scrutin, par 4.487 voix sur 7.835 votants, contre 3.318 au général Zédé, républicain nationaliste, il est toujours assidu aux discussions budgétaires.

Il dépose et présente un grand nombre de rapports concernant la déclaration d'utilité publique de chemins de fer d'intérêt local.

Son activité s'étend aussi à un certain nombre de problèmes d'actualité sur lesquels il intervient : assistance aux vieillards, aux infirmes et incurables ; séparation des Eglises et de l'Etat.

Le 6 mai 1906, ses électeurs lui restent fidèles et lui conservent son siège, au premier tour de scrutin, par 4.519 voix contre 3.412 à M. de Fonclare sur 8.017 votants.

Ses interventions budgétaires restent nombreuses.

Il exerce son droit d'initiative parlementaire en déposant des propositions de loi concernant notamment les droits de douane, le repos hebdomadaire, également en interpellant le gouvernement sur l'application de la loi sur le repos hebdomadaire. Il se voit aussi confier un certain nombre de rapports sur les questions de transports publics.

En 1909, la Savoie fait partie de la série renouvelable du Sénat. Empereur, qui a atteint la soixantaine, se présente avec succès puisqu'il bat Forest, le sénateur sortant, au deuxième tour de scrutin, par 383 voix sur 648 votants.

Inscrit au groupe de la gauche démocratique, il poursuit désormais au Palais du Luxembourg la même activité qu'au Palais Bourbon et parle sur les mêmes sujets. Parmi ses interventions, notons une interpellation sur les jeux dans les cercles et casinos, le dépôt d'une proposition de loi sur le régime des jeux, plusieurs rapports concernant des travaux de restauration et de conservation des terrains.

En 1920, les premières élections d'après-guerre ne lui sont pas favorables. Empereur a alors 72 ans. Les électeurs de Savoie se tournent vers des hommes plus jeunes. Il n'obtient que 15 voix sur 637 votants et se retire de la vie politique.

Il meurt neuf ans plus tard, dans ses montagnes, à Frontenex où il s'était retiré, le 12 avril 1929, à l'âge de 81 ans.

Officier d'académie, il avait écrit quelques ouvrages, soit comme médecin, soit comme homme politique : Essai sur la nutrition dans l'hystérie ; Les eaux thermales de Bonneval-les-Bains (1886) ; La réglementation du privilège des bouilleurs de cru ; Travaux d'adduction d'eau potable dans les communes, les formalités, les subventions.