André Escoffier

1886 - 1949

Informations générales
  • Né le 20 mai 1886 à Vinsobres (Drôme - France)
  • Décédé le 21 octobre 1949 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Drôme
Groupe
Parti radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Drôme
Groupe
Radical et radical-socialiste

Biographies

Né le 20 mai 1886 à Vinsobres (Drôme).

Député de la Drôme de 1919 à 1928.

André Escoffier est issu d'une famille installée de longue date à Vinsobres ; son père fut l'ami de Frédéric Mistral et joua dans la Drôme un rôle politique et littéraire. André Escoffier, après avoir fait ses études secondaires au collège de Nyons et au lycée d'Avignon, vint étudier le droit à Paris et, une fois licencié, s'inscrivit au barreau de la capitale.

Ayant fait son service militaire à Lyon dans les cuirassiers, il fut versé dans les « crapouillots » au début de la Grande guerre 1914-1918 qu'il termina comme brigadier avec la Croix de guerre. Aux élections générales législatives du 16 novembre 1919, inscrit en deuxième position sur la liste radicale constituée par le congrès républicain de Valence, il fut élu député, avec 26.186 voix sur 61.549 votants. Inscrit au groupe radical et radical-socialiste, il se fit à la Chambre le défenseur des intérêts moraux et matériels de ses camarades de combat.

En 1921, André Escoffier intervint dans la discussion d'une interpellation pour réclamer l'octroi rapide d'un statut aux mutilés.

Il intervint en outre dans les discussions budgétaires ainsi qu'au sujet des indemnités versées à certains agents des P.T.T. ou des retraites du personnel de l'Imprimerie nationale.

Cependant, André Escoffier collaborait à l'Ere nouvelle, à Paris-Soir et à plusieurs journaux républicains du Sud-Est. Choisi en 1920, lors d'une élection partielle, par les électeurs du canton de Saint-Paul-Trois-Châteaux pour les représenter au Conseil général de la Drôme et réélu par eux en 1921, élu d'autre part, en 1924, maire de sa commune natale, il fut, le 11 mai de la même année, réélu député, le premier sur la liste du bloc des gauches présentée dans la Drôme, avec 41.821 suffrages - soit 15.635 de plus qu'en 1919 - sur 68.401 votants. Secrétaire, puis membre du comité exécutif, et vice-président du parti radical, André Escoffier, membre des commissions des affaires étrangères et de l'enseignement et des beaux-arts, intervint publiquement à la Chambre un peu moins souvent.

Le rétablissement du scrutin d'arrondissement en 1928 lui fut défavorable. Candidat dans la circonscription de Montélimar-Nyons le 22 avril, et distancé de 1.045 voix dès le premier tour par le candidat socialiste René Brunet. II fut battu par son concurrent au second tour, le 29 avril, avec 4.210 voix contre 8.234 sur 18.117 votants. Bien qu'il eût été réélu maire de Vinsobres en 1929, son échec aux élections législatives l'amena à renoncer bientôt à ses mandats municipaux et cantonaux et le dissuada de solliciter à nouveau les suffrages des électeurs. Il reprit à Paris l'exercice de sa profession d'avocat, puis fut nommé, en 1937, trésorier-payeur du Laos.

Ni le droit, ni la politique ne l'avaient jamais complètement détourné des lettres : au temps de ses études il avait animé, avec d'autres méridionaux, la revue littéraire La terre latine et collaboré à la Renaissance contemporaine. Il avait aussi publié en 1911 un recueil de poèmes intitulé Au jardin du rêve et du souvenir.



Né le 20 mai 1886 à Vinsobres (Drôme) Décédé le 20 novembre 1949 à Paris

Député de la Drôme de 1919 à 1928

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome V, p. 1628, 1629)

Nommé Trésorier-payeur du Cambodge en 1941, André Escoffier publie, en 1942, un second recueil de poèmes : Dans le Laos au chant des Khènes.

Interné par les Japonais à la suite du coup de force du 9 mars 1945 sur l'Indochine, il est rapatrié en août 1946.

Il meurt à Paris le 20 novembre 1949, à l'âge de 63 ans.