Raoul Evrard

1879 - 1944

Informations générales
  • Né le 3 juin 1879 à Denain (Nord - France)
  • Décédé le 29 février 1944 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Parti socialiste

Biographies

Né le 3 juin 1879 à Denain (Nord).

Député du Pas-de-Calais de 1919 à 1936.

Fils de Florent Evrard, secrétaire général du syndicat des mineurs du Pas-de-Calais, Raoul Evrard commença très jeune à travailler aux champs puis à la mine où il entre à 12 ans. Il en est congédié à 14, lors de la grève de 1893. En 1895, il entre à la section lilloise du parti ouvrier français puis fonde en 1901 des groupes de jeunesses socialistes à Lens et à Hénin-Liétard collabore à divers journaux socialistes et devient le secrétaire du député Raoul Briquet.

Engagé volontaire en 1914 au 127e régiment d'infanterie, il est blessé deux fois en 1915 et sa brillante conduite au feu lui vaut trois citations et la médaille militaire En 1919, il est secrétaire général de la fédération socialiste du Pas-de-Calais et, aux élections du 16 novembre, il se présente à la députation sur la liste du parti socialiste unifié, conduite par Emile Basly, qui est entièrement élue. Il obtient personnellement 63.285 voix, sur 125.137 votants.

Membre de la commission des régions libérées et de la commission des travaux publics, il dépose des propositions de loi tendant à augmenter les pensions pour accidents du travail survenus avant la loi de 1898, à créer des écoles primaires pour les enfants des bateliers et à établir le vote par correspondance pour les inscrits maritimes, bateliers et cheminots. Il prend part à la discussion du projet de loi relatif à la caisse de retraite des mineurs (1920) et du projet de loi concernant la fixation des loyers (1921). Lors de l'examen du budget de 1922, il proteste contre les conditions dans lesquelles sont indemnisés les sinistrés des régions recouvrées et, en 1923, demande une indemnité spéciale pour les fonctionnaires des postes dans les régions dévastées par la guerre.

Aux élections générales du 11 mai 1924 il est réélu sur la liste socialiste qui obtient six sièges sur huit dans le Pas-de-Calais. Il obtient lui-même 70.207 voix sur 149.106 votants. Il assure la direction politique de l'Eclaireur du Pas-de-Calais. Il intervient au sujet des sinistrés des régions libérées, de l'indemnisation des accidents du travail et de la situation de la main-d'œuvre étrangère dans les mines.

Aux élections générales du 22 avril 1928 (rétablissement du scrutin uninominal), il est réélu au premier tour de scrutin, dans la cinquième circonscription de Béthune, avec 8.385 voix contre 3.501 à M. Ramette, sur 15.532 votants. Membre de la Commission du travail et de la Commission des travaux publics, il fait également partie du conseil supérieur du travail.

Réélu dans la même circonscription aux élections générales du 8 mai 1932, au deuxième tour de scrutin, avec 7.014 voix contre 4.428 à M. Quinet sur 15.957 votants, il siège à la Commission des mines et à celle du travail. Il dépose des propositions de loi tendant à améliorer la retraite des mineurs, à créer pour eux une caisse spéciale de chômage, à prévoir des délégués à la sécurité et à l'hygiène à la surface des mines, à développer le crédit mutuel hôtelier, à instituer la semaine de quarante heures et les conventions collectives du travail. Il intervient dans diverses interpellations sur le chômage et la crise charbonnière.

Aux élections générales du 26 avril 1936, il recueille seulement 5.580 voix contre 6.865 à M. Quinet, et se désiste au deuxième tour. Il poursuit ses activités au sein de la fédération socialiste du Pas-de-Calais.



Né le 3 juin 1879 à Denain (Nord)

Décédé le 29 février 1944 à Paris

Député du Pas-de-Calais de 1919 à 1936

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome V, p. 1639)

En 1941, bien qu'atteint d'une bronchite chronique et souffrant de fréquentes crises d'asthme, Raoul Evrard participe, au nom du Comité d'action socialiste de la zone nord, à une mission destinée à unifier les efforts d'organisation de la Résistance dans les deux zones. Il ne cessera de militer pendant la guerre.

Le 29 février 1944, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Gestapo, il meurt à Paris d'une crise cardiaque, à l'âge de 64 ans, sans connaître la joie de voir la Libération pour laquelle il avait courageusement lutté.