Charles Fruchier

1865 - 1936

Informations générales
  • Né le 4 novembre 1865 à Digne (Basses-Alpes - France)
  • Décédé le 28 juillet 1936 à Digne (Alpes-de-Haute-Provence - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Basses-Alpes
Groupe
Action libérale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 4 novembre 1865 à Digne (Basses-Alpes), mort le 28 juillet 1936 à Digne.

Député des Basses-Alpes de 1902 à 1906.

Jeune frère - ils avaient presque quinze ans de différence - de Raoul Fruchier, député lui aussi puis sénateur des Basses-Alpes (voir ci-dessous) et dernier fils du docteur Julien Fruchier, maire de Digne sous la IIe République et démissionnaire à la proclamation de l'Empire, Charles Fruchier se destina comme son aîné aux carrières du droit et s'installa comme avocat-avoué près le tribunal de première instance de Digne.

Le républicain progressiste Paul Roux ne se représentant pas au renouvellement législatif de 1902, Charles Fruchier brigua les suffrages des électeurs dignois et, pour soutenir sa candidature, créa L'Union Bas-Alpine, journal hebdomadaire dont il assura avec talent la direction et la rédaction jusqu'à la déclaration de guerre de 1914.

Candidat le 27 avril 1902 dans la circonscription de Digne « uniquement pour barrer la route à Joseph Reinach », dont les affaires de Panama et Dreyfus avaient mis le nom en lumière, Charles Fruchier fut élu au scrutin de ballottage, le 11 mai, avec 5.792 voix sur 10.890 votants contre 4.970 à Reinach, après avoir été distancé d'un millier de voix au premier tour par celui-ci, qui avait obtenu 4.462 voix sur 10.698 votants, contre 3.418 à lui-même et 1.795 à Aubert. II ne se représenta pas en 1906. Inscrit au groupe de l'action libérale, il vota avec les républicains progressistes.

Répudiant « comme contraire aux immortels principes de la Révolution la conception toute impériale du monopole de l'instruction entre les mains de l'Etat », il s'opposa constamment à la politique du ministère Combes et refusa son soutien à la loi de séparation des Eglises et de l'Etat.

Il abandonna définitivement la politique sur le plan national en 1906 mais entra au Conseil général des Basses-Alpes après la guerre, en 1919, et y demeura pendant dix-sept ans, jusqu'à sa mort; il y fut constamment le président de la commission des finances, où il siégea à côté d'enfants illustres du département, Paul Reynaud et André Honnorat.

Elu maire de Digne en 1921, battu aux élections municipales de 1929, il reprit en mains l'administration de la ville en 1935.

Il mourut à Digne l'année suivante, le 28 juillet, à l'âge de 71 ans.