Georges Girou

1860 - 1916

Informations générales
  • Né le 15 septembre 1860 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 15 avril 1916 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Seine
Groupe
Indépendants

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 15 septembre 1860 à Paris, mort le 15 avril 1916 à Paris.

Député de la Seine de 1898 à 1902.

Comptable devenu industriel, Georges Girou milita au sein de plusieurs organisations et comités républicains de la capitale, il fut membre de la ligue de la révision fondée par Clemenceau et Laurent Pichat, et devint secrétaire de la fédération des groupes républicains socialistes de la Seine.

Aux élections législatives de 1889, il ne lui manqua qu'une soixantaine de voix pour battre Jacques, président du Conseil général de la Seine.

L'année suivante, il fut élu conseiller municipal de Paris. Il conservera son siège au renouvellement de 1893. Candidat de l'union des républicains socialistes aux élections générales de 1898, il triompha, au deuxième tour, dans la 1re circonscription du XIVe arrondissement par 7.335 voix sur 14.906 votants, son concurrent Cuverville n'obtenant que 4.653 suffrages.

A la Chambre, il s'inscrivit au groupe des indépendants et siégea dans plusieurs commission, dont celle des colonies.

Georges Girou se déclarait partisan de : la ratification par le peuple d'une nouvelle Constitution, la suppression du Sénat, la séparation des Eglises et de l'Etat, l'élection des juges, la décentralisation administrative par l'extension des franchises municipales ou départementales, l'instruction intégrale et gratuite à tous les degrés, la réduction à son minimum du service militaire obligatoire et égal pour tous, la liberté des syndicats professionnels.

Dans son programme économique et social on relève : la transformation en service public des monopoles industriels et commerciaux, l'institution d'un impôt progressif sur la richesse, la suppression des octrois et des taxes de consommation, le droit pour tous les travailleurs à la retraite à partir de 60 ans. Ces objectifs guidèrent son action parlementaire. Il déposa des propositions de loi concernant : l'allocation d'une pension de retraite aux anciens militaires non retraités, l'unification des pensions des gendarmes, l'institution et l'organisation du jury correctionnel, la réforme du régime des boissons. Il fut également l'auteur d'une proposition de résolution relative à la constitution de retraites pour tous les travailleurs.

Au cours des débats, il prit la parole en faveur des ouvriers des enfants assistés, des anciens milita ires nécessiteux, des adolescents et des femmes employés dans les établissements industriels. Il se fit également entendre sur : les caisses de retraites ouvrières, le repos hebdomadaire, la situation des agents de chemins de fer, les grèves de Marseille, l'incendie du Théâtre français.

Georges Girou n'obtint pas le renouvellement de son mandat de député, En effet, au second tour de la consultation de 1902, il ne recueillit que 8.569 voix contre 9.068 à Messimy, candidat radical-socialiste, sur 17.966 votants.

Mais cet échec ne mit pas un terme à sa carrière politique. Dès 1903, il retourna siéger au Conseil municipal de Paris, assemblée dont il devint le président en 1911. Sa grande connaissance des questions économiques lui valut aussi d'être nommé rapporteur général du budget du département de la Seine.

Georges Girou mourut à Paris le 15 avril 1916. Il était âgé de 56 ans.