Jean-Baptiste Gueneau

1849 - 1921

Informations générales
  • Né le 11 février 1849 à Dezize (Saône-et-Loire - France)
  • Décédé le 1er novembre 1921 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Côte-d'Or

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 11 février 1849 à Decize (Saône-et-Loire), mort le 1er novembre 1921 à Paris (12e).

Député de la Côte-d'Or de 1898 à 1902.

Jean-Baptiste Gueneau naquit et fut élevé dans une vieille famille républicaine. Son frère, Pierre, de quatre ans plus jeune, le précéda néanmoins dans la carrière politique et à la Chambre. Le jeune Jean-Baptiste, lui, se destinait à l'enseignement. Après des études classiques au collège de Chalon-sur-Saône, il entra en 1869 à l'école normale de Cluny dont il sortit en 1872.

A 23 ans, il fut nommé professeur de mathématiques au collège de Tournus et, après deux ans passés dans cette ville, il fut envoyé au lycée de Sens. En 1878, il est reçu cinquième à l'agrégation de mathématiques et à partir de l'année suivante sa carrière va se dérouler au lycée de Limoges, où il reçoit, à la fin de l'année scolaire, le titre d'officier d'Académie avant d'être nommé à la rentrée suivante au lycée de Nancy où il devint, en 1892, officier de l'Instruction publique. L'année 1894 le voit au lycée Michelet à Paris où l'atteint, le 1er décembre, la nouvelle de la mort de son frère Pierre, député.

C'est d'abord M. Ernest Carnot, fils du défunt Président de la République, qui remplace Pierre Gueneau dans son siège de la 2e circonscription de Beaune. Mais, aux élections de 1898, M. Carnot ne se représente pas. Jean-Baptiste Gueneau décide alors de poursuivre l’œuvre de son cadet.

Depuis longtemps déjà, son nom est fort connu en Côte-d'Or. Son frère y a laissé d'excellents souvenirs et lui-même, depuis de longues années, milite activement sans solliciter aucune fonction publique. Choisi comme candidat par la réunion des comités radicaux et républicains, il reprend le programme de son frère. Esprit libéral, il s'annonce partisan de l'impôt progressif sur le revenu mais également en faveur de la petite propriété rurale. Il proclame sa foi en la liberté de conscience et d'association mais affirme sa volonté de lutter contre « les empiètements des congrégations » et pour la défense de l'enseignement laïque. « Ce que mon nom représente c'est l'action républicaine, ce sont les réformes démocratiques, c'est le progrès social », déclare-t-il.

Au premier tour, il recueille 5.489 voix, distançant son adversaire, M. Vallet. Mais ce n'est qu'au second tour qu'il l'emporte par 6.893 voix contre 4.791 à M. Bouzerand (rallié) sur 11.805 votants et 14.830 inscrits.

Radical de gouvernement, il s'inscrit à la Chambre, au groupe de la gauche démocratique. Il participe également au groupe des intérêts de la petite et moyenne culture, au groupe de l'enseignement et à la fédération agricole et viticole qui s'occupe de la défense des intérêts de la Côte-d'Or. Membre des commissions des colonies, de l'enseignement, de l'impôt sur le revenu et de celle des crédits pour l'exercice 1899. Aux élections du 27 avril 1902, il est battu au premier tour par M. François Carnot, progressiste, frère de son prédécesseur, par 5.586 voix contre 6.554 sur 12.208 votants et 14.487 inscrits. Il se fait alors nommer proviseur au lycée de Sens et, en 1904, retrouve son poste au lycée Michelet.

Aux élections du 6 mai 1906, il améliore légèrement sa position mais il est encore battu par M. François Carnot, réélu par 6.090 voix contre 5.749 sur 11.932 votants et 14.215 inscrits.

Le 27 janvier 1910, il devient professeur honoraire de mathématiques au lycée Michelet et le 8 mai de la même année il tente à nouveau sa chance aux élections. Son ancien adversaire, M. Carnot, se présente cette fois en Seine-et-Oise où il sera élu. Jean-Baptiste Gueneau, moins heureux, arrive au premier tour en troisième position avec 1.590 voix. Il se maintient au second tour contre M. Charles, radical-socialiste et candidat des comités républicains, finalement élu avec 6.435 voix sur 13.803 inscrits, et M. Bichot qui recueille 4.874 voix. Seuls 8 électeurs lui accordent leur suffrage. Après cet échec, il ne se représente plus et s'éteint à Paris, le 1er novembre 1921.