Gabriel, Paul Lafaye

1888 - 1959

Informations générales
  • Né le 14 octobre 1888 à Eauze (Gers - France)
  • Décédé le 19 janvier 1959 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Gironde
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Gironde
Groupe
Parti socialiste de France
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Gironde
Groupe
Union socialiste et républicaine

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 14 octobre 1888 à Eauze (Gers).

Député de la Gironde de 1928 à 1942. Sous-secrétaire d'Etat au Travail du 18 janvier au 13 mars 1938.

Mécanicien, Gabriel Lafaye devient secrétaire de la Bourse du travail en 1928. Le 29 avril de la même année, il est élu au scrutin uninominal député de Bazas, ne battant Constant qu'au second tour, avec 6.544 voix (sur 14.591 inscrits et 12.829 votants). Il est réélu au premier tour en mai 1932 après avoir obtenu 6.925 suffrages contre Ramarony (2.299 voix), Soussial (1.690 voix) et Blanchard (1.524 voix).

Aux élections de mai 1936, il bat, au second tour, par 8.155 votes, Bouchet, qui n'a recueilli que 3.476 voix.

Inscrit longtemps au groupe S.F.I.O., il adhère ensuite au parti socialiste de France puis au groupe de l'union socialiste et républicaine.

En 1938, il fait partie du quatrième cabinet Chautemps comme sous-secrétaire d'Etat au Travail. Il exerce cette fonction du 18 janvier au 13 mars 1938, date à laquelle il démissionne.

Au cours de son activité parlementaire, Gabriel Lafaye a fait partie de la commission d'Alsace-Lorraine, de la commission du travail, de la commission d'assurance et de prévoyance sociales et de la commission des travaux publics et moyens de communication.

Ses interventions furent multiples. Il fit des rapports fort importants. Dans ces rapports, il souligna la nécessité d'instaurer un congé annuel pour les travailleurs de l'industrie et du commerce, pour les professions libérales, les services domestiques et les agriculteurs ; de régler par des conventions collectives les rapports entre patrons et employés dans l'agriculture ; de réorganiser l'enseignement des beaux-arts ; d'étendre aux agriculteurs des Conseil de prud'hommes. Il réclama également le droit syndical pour les fonctionnaires.

Il déposa en outre de nombreuses propositions de loi. Il chercha à étendre le bénéfice de la loi de 1898 sur les accidents du travail aux maladies d'origine professionnelle ; proposa d'indemniser les travailleurs licenciés du commerce et de l'industrie ; demanda une réorganisation des services de l'Inspection du travail, une réforme du métayage, la codification des usagers locaux ainsi que la création d'un Conseil national économique.

Le 10 juillet 1940 au Congrès de Vichy, il vota les pouvoirs constituants demandés par le maréchal Pétain.

Gabriel Lafaye fut également conseiller général, conseiller municipal de Bordeaux et administrateur des hospices civils de Bordeaux.



Né le 14 octobre 1888 à Eauze (Gers)
Décédé le 19 janvier 1959 à Paris

Député de la Gironde de 1928 à 1942
Sous-secrétaire d'Etat au travail du 18 janvier au 13 mars 1938

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VI, p. 2089)

Pendant l'Occupation, Gabriel Lafaye dirige l'hebdomadaire L'Atelier, revue spécialisée, qui incite les milieux syndicalistes à collaborer. En août 1942, alors qu'il est président des commissions départementales du travail, il est nommé par Pierre Laval président du comité d'information et de propagande ouvrière, organisme destiné à réaliser l'unité syndicale la plus complète possible.

Gabriel Lafaye est arrêté à la Libération et il comparaît devant la cour de justice de la Seine, pour avoir entretenu des intelligences avec l'ennemi, avoir sciemment accompli des actes de nature à nuire à la défense nationale, et de s'être rendu coupable d'indignité nationale. La Cour, ayant pris en compte de nombreux services rendus par l'accusé à des Français persécutés par les Allemands, répond négativement aux deux premiers chefs d'accusation et positivement au troisième. Gabriel Lafaye est condamné, le 21 mai 1948, à cinq ans de dégradation civique. Dans un second arrêt, la Cour prononce la dissolution du journal L'Atelier et ordonne la confiscation de ses biens.

Le 5 juillet 1949, un décret du Président de la République le relève de la dégradation nationale.